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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
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die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
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Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Lundi 12 novembre 2007


Je vous avais promis la suite du cheminement  de notre vin de la cuve et du pressoir à la cave voutée.

Nous avions vu disparaitre le vin par la vieille trappe dans le sol par gravité, pour trouver son repos dans cette "salle naturellement climatisée" pour les 18 mois suivants. Cette année, nous lui avons préparé une couche toute neuve. Un millésime, qui s'annonce si bon que ce 2007 méritait cela à notre avis. Nous avons donc commandé une série de barriques toutes neuves chez la tonnellerie de notre confiance, la maison Boutes




bruno-barrique.jpg

Pas n'importes lesquelles, mais un model, que nous avons déjà pu tester dans le passé à notre satisfaction: des barriques de la série "Grande Réserve". Elles ont leur prix, mais nos expériences depuis 2000 avec ce model en comparaison avec même les barriques "ordinaires" du même tonnelier, nous ont convaincus, que la promesse de Boutes, qui fait appel à la confiance de ses clients vignerons, n'est pas une promesse dans l'air:

"L’intensité et le respect du fruit

Sa conception :
- C’est une barrique non conventionnelle, produite en quantité limitée.
- Nous avons cherché à éliminer la perception des notes boisées dans le vin au profit du fruit et du terroir.
- Nous vous proposons cette barrique sans choix d’origine des bois, de procès de maturation, ou de type de chauffe, ceux-ci restant à ce jour confidentiels ; faites nous confiance.

Ses qualités et ses limites :
- La barrique Grande Réserve ne convient pas à un élevage où les perceptions aromatiques toastées, grillées, empyreumatiques sont recherchées.
- La Grande Réserve se caractérise par son très grand respect de la fraîcheur, de la pureté et de la vivacité
"é du fruit en même temps que le volume, le gras et la longueur en bouche qu’elle apporte.
- Cette barrique favorise également une intégration plus rapide du bois et augmente le phénomène d’oxydo réduction, permettant de présenter des vins plus équilibrés plus vite.

Cette barrique est issue d’une demande de certains de nos clients désireux d’élever en bois neuf leur vin sans en modifier le profil aromatique. Ils souhaitaient un vin construit par la barrique.



Tonnellerie Boutes

Je vous rappelle, que pour nous, la barrique en chêne était depuis nos débuts le contenant approprié pour l'élevage des vins de Lisson et leur lente maturation pendant le séjour en cave.

Il va de soi, que la condition sine qua non d'un mariage réussi de vin et barrique dépend de la qualité des deux partenairesMaturité optimale de raisins traités juste le minimum possible à la vigne, traitement respectueux sans additives pendant la fermentation par les levures indigènes, macérations longues et pressurage doux, pas de trituration brutale pendant le transport du mout et des jus (travail manuel et gravité) - tout cela nous aide à obtenir des vins naturels d'une couleur profonde et avec des arômes de fruit intenses (les vraie, pas ceux des bonbons anglais), qui expriment leur terroir

Suit le délicate tâche, de ne pas écraser ces arômes par un boisé de mauvaise qualité, mais d'accompagner leur évolution en douceur. Pour moi, la barrique de 225 l est le contenant idéal pour cette opération.  Elle permet un soutirage avec ménagement après le premier hiver, une bonne clarification naturelle pendant l'élevage, qui évite toute clarification et filtration autre avant la mise en bouteille - une oxydation modérée, comme une respiration naturelle - tout ce passe plutôt slow que fast...



der Küfer

L'image du tonnelier dans l'emblème de Boutes nous rappelle, que là aussi, il s'agit d'un artisanat ancien, qui s'approche par l'amour du matériel et du détail et le respect de la tradition d'un art, qui nous soutient dans notre travail de cave.

Nous laissons volontiers les planches, qu'on trempe dans les cuves, pour aromatiser le breuvage, la sciure de bois dans des sachets aux candidats du fast food parmi les producteurs de vin - ils existent déjà assez de ceux-là.


wilder Wein


Et nous remercions nos clients, qui aiment notre Vin de "très bonne" Table, qui le traitent avec soin, le stockent patiemment dans leurs caves et acceptent nos tarifs après une balade dans la vigne et un tour à la cave sans discussion. C'est que là, où la boucle est bouclée!




par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Dimanche 11 novembre 2007

Si vous  suivez  les liens dans la nouvelle rubrique à gauche (là, ou le cœur bat), vous trouvez  la tout nouvelle  liaison des Knödels -  club informel de bloggueuses Franco-allemandes vivant des deux côtés du Rhin, qui se sont réunies  sous le symbole du Knödel - une espèce de quenelle, dont on va encore vous parler.

l-anim-knoedel.gif

En guise de manifeste, allez lire le mot de Katia, Allemande vivant à Paris, de Bollis Kitchen - et vous allez tout comprendre.

Le vin pour accompagner les Knödel - pour ce mariage mets-vin si symbolique -  va suivre, c'est promis!

par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Vendredi 9 novembre 2007

La deuxième quinzaine d’octobre était de nouveau consacrée à une étape décisive de la vinification.

Les fermentations alcooliques dans les cuves en inox  étaient terminées grâce au bon travail de nos levures naturelles, tous les sucres étaient donc transformés en alcool. Les vins avaient pris une très belle couleur intense en contact avec les peaux des raisins après un bon moment supplémentaire de macération: mes dégustations m’indiquaient qu‘ il était temps de passer au décuvage.   


Pour les petites quantités du Pinot et de l’assemblage de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot et Petit Verdot nous avions la chance de pouvoir emprunter un pressoir plus petit que le notre et de réserver ainsi notre grand pressoir, que vous connaissez déjà, pour la grande cuve du Mourvèdre.

C‘est une bonne chose d’avoir notre ami vigneron et collectionaire de pressoirs à proximité, vous vous rappelez peut-être du plus petit modèle de sa collection, qui nous a déjà rendu service pour notre essaie de Chenin en 2005.

Après avoir laissé s’écouler le jus des cuves par gravité à travers l’ancienne trappe dans le sol dans la cave à Barriques en dessous, j’avais de nouveau le grand plaisir de vider le marc avec mes mains, un contact très agréable entouré d’odeurs enivrantes.



petit pressoir - kleine-presse-1

C’est chaque année un moment très sensuel pour yeux, nez et la peau, que je ne voudrais pas manquer. Il permet de rentrer entièrement en contact avec cette belle matière, qu’on touche.



petit pressoir - kleine-Presse-2

Vous constatez, que le marc contient encore beaucoup de grains entiers, qui ne vont libérer leurs jus ainsi fermenté dans leur intérieur qu’au pressage doux qui suit.



Iris-an-presse Pinot 2007

Le travail de presse, qui commence ensuite,  va de nouveau être accompagné du clic-clac rythmique  du pressoir et du glougloutement du vin, qui s’écoule, pour suivre le chemin du premier jus. Musique de cave!



gâteau de marc - Trester-Kuchen

Reste, comme toujours, le gâteau de marc, mélange de peaux de raisins, pépins et rafles, qui sont très utiles á ce moment, parce qu’ils permettent un meilleur écoulage  du jus et filtrent d’une manière très naturelle déjà les premières impuretés des levures et matières troubles.

Ce n’est qu’après le résultat des presses, qu’un vigneron peut  vraiment connaître les quantités en Hl de sa récolte, qu’il faut signaler à l’état. Chaque cépage rend un autre pourcentage de jus et les quantités varient en plus à chaque millésime selon le climat de la saison. Cette année, les baies du Pinot contenaient que peu de jus, grâce à la grande concentration au moment de la récolte. Cela laisse augurer des vins avec de nouveau plus de corps que par exemple les 2005


Mais jusqu’au vin „fini“ il y a encore un longue chemin à parcourir – au prochain chapitre, nous allons d’abord passer au nouveau „chez soi“ du vin à la cave


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Samedi 3 novembre 2007
Comme chaque année, Olargues fête de nouveau ce week-end la Fête du Marron d'Olargues et du Vin Nouveau

Affiche-Marron-2007.jpg

Et comme aussi chaque année, les dieux du ciel sont favorables et laissent briller un soleil généreux du ciel bleu - ils ont même dit halte à la tramontane, qui secouait encore ces derniers jours les derniers marrons des arbres, de s'arrêter, si vous profitez donc de ces conditions favorables pour venir faire un petit tour dans l'arrière pays: soyez les bienvenus!


vignes-automne-1.jpg

Déjà sur la route le long de la vallée de l'Orb, le spectacle des vignes d'automne (ici du côté de Roquebrun) est un vrai festin pour les yeux.

Arriver sur Olargues votre nez va vous guider pour vite trouver les gens d'ici à la besogne autour d'un feu d'enfer, sur lequel ils tournent la cage avec les marrons à griller, que vous pouvez déguster tout chauds
.
  


griller-les-marrons.jpg




Pour les oreilles, les bignous sont venus d'ailleurs, mais la sonorité est très proche de celui des instruments d'Occitanie et l'ambiance est garantie.



fete-du-marron-Olargues-2007.jpg
Mais il n'y a pas que les marrons sous toute ses formes (grillés, en crêpe, pain, gâteau, en crème ou même glacés - séchés ou crus à emporter pour vos potées et ragouts d'hiver) et le vin - pas seulement nouveau - de différents producteur des alentours, qui vont vous tenter.

Faites aussi la provision de l'ail rose de Lautrec, vrai appellation contrôlée, comme le navet noir du Pardailhan, produit Sentinelle de Slow Food.


l-ail-rose-de-Lautrec.jpg
Ou remplissez vos cabas des bons produits d'Olivier Lefebvre des Jardins des 4 Saisons, qui offre sa toute nouvelle récolte de noix sèches, l'huile de noix et d'autres produits transformés artisanalement chez lui.

noix-lefebvre.jpg
Pour votre santé, Denis Cournol et Evi Montauban du Rucher de Fiers-Loups ne font pas seulement le meilleurs miel de bruyère, châtaigne et maquis de la région (et le plus écologiquement propre), mais vous renseigneront aussi volontiers sur les multiple bienfaits du pollen et de la propolis. Leur savoir va même bientôt aider un jeun ressortissant de la région, qui repart pour lancer la production de la propolis à la Réunion - de l'aide au développement durable, qui est aussi le sujet d'une exposition du Centre Cebenna dans la salle polyvalente cette année.



Allez visiter cette salle, pour y trouver aussi une exposition d'œuvres d'artistes locaux. Pour moi une découverte: les dessins et compositions de Sophie Rèche des bien nommés Ateliers des Mains d'Or, restauratrice d'œuvres sacrés et artiste dans son genre.





les-mains-d-or.jpg

Et si vous avez tout gouté, les fromages de brebis bio et fermier, les chèvres sèches, les charcuteries de tout genre et les derniers légumes à mettre en cave, vous pouvez revenir demain, dimanche,  chiner à la grande brocante et refaire un tour.

À midi, les restaurateurs du coin offrent tous un repas spécial "fête du marron" et il y aura aussi le grand repas en commun, servi par les producteurs des produits du terroir.

Tous les détails sont sur la page de l'Office de Tourisme d'Olargues avec le programme de toutes les animations pour grands et petits:







par Iris Rutz-Rudel publié dans : à visiter ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Mardi 30 octobre 2007

Grace au commentaire de Monique sur un de mes articles, je sais maintenant, qu’en bon Français la ballade, que je fais dans ma vigne, n‘en est pas une. Cette promenade n’est qu’une balade, une pérégrination à travers la nature sur des chemins qui arpentent ma colline. J’ai donc éliminé le „l“ en trop du titre de ce blog et envoie mes excuses les plus humbles aux lecteurs Français, dont j’ai écorché le sens d’orthographe depuis la création de ce blog.

Mais comme souvent, quand j’apprends des choses pour moi nouvelles, j’ai essayé d’en apprendre un peu plus en profondeur. La grande source d‘information rapide, qu’est wikipédia, m’a appris dans sa version allemande, que „ballade“ comme forme lyrique vient du moyen âge. „De l‘occitan balar („danser, danser la ronde“,  du latin ballare „danser“, grec. ballein „jeter, bouger, se bouger“) est né balada (depuis env. 1200) comme mot pour „dance“ et terme pour une chanson de danse“.

Wiki France m‘apprend que  „Avec l'influence anglo-saxonne, le sens du mot s'élargit à un récit ou une chanson racontant la vie d'une personne ou des faits précis. Le récit est toujours épique (proche de la geste), souvent dramatique (dans ce sens, synonyme de complainte), parfois comique.“

Et là, je me dis, que mon blog mériterait peut être bien quand même  son deuxième „l“, parce que qu’est-ce que vous y trouvez d’autre depuis plus de deux ans que le récit, parfois épique, parfois dramatique peut-être même du temps en temps comique (encore que j’admets, je manque un peu d’humour, malgré mes origines rhénanes) de ma vie de vigneronne et des faits précis de mon travail?

Et souvent mes balades me donnent l’impression d’une danse aux sons de la nature, qui m’entoure. À la taille je me joins à la dance des ceps, mes cheveux dansent dans le vent, qui balaye les chênes et oliviers les jours de tramontane, abeilles et bourdons dansent autour de moi les jours ensoleillés de printemps – et la nuit en été, j’imagine, que blaireaux et sangliers dansent la ronde de plaisir, quand ils prélèvent leur part de la récolte...

Cela manque peut être de déca- ou  octosyllabes, il y a pas de rimes genre ABABBCCDCD – mais mon année de vigneronne finit souvent sur le même refrain, même si chaque millésime chante sa propre chanson et crée son propre poème....

par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (1)   
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