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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
sur la blogosphère
Die Knödel erobern
die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
Bretzel & Café Crème  Flo
Cueillir les Étoiles  Laure
Desperate Hausfrau Schatz
Les Joues Roses La Grenouille
Marmite d'un p'tit point Clairechen
Tambouille & Délices Sonia
Tambouille et Gourmandise  Frédée
Tambouille & Pistouille Ellie
Tomaten Quiche Marion
Viaggiodinozze Jeanne
Wie Gott in Deutschland Véronique

A l'ouest du Rhin:
A Moveable Feast  Ulla
Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Lundi 17 décembre 2007

Je vous en avais  déjà parlé dans un article sur notre Clos des Cèdres de l’année dernière : de Claude Bourguignon du LAMS (Laboratoire d'Analyse Microbiologique des Sols), qui était venu nous faire des analyses de terre des parcelles du Clos des Cèdres et du Clos du Curé en 1992, quand nous étions tout au début de notre création de vignoble sur la colline de Lisson.

Il m’avait  presque fait rougir, quand il s’exclamait devant la diversité de la petite faune dans nos terres et la richesse de la vie microbienne, mais surtout quand il comparaît notre site avec ses souvenirs de la Coulée de Serrant – déjà à l’époque pour nous synonyme d’une approche naturel de la vigne et du grand vin. Philippe Rapiteau,  dans son blog de la Pipette, qui m’avait accompagné avec sa femme dans le grand tour des vignes, en parle aussi dans sa „carte postale authentique de Lisson“ de cet été.

Comme  les quelques restes de la neige de l’autre jour et l’air frais dans la vallée m’empêchaient aujourd’hui encore de monter dans les terrasses, j’ai pu prendre le temps de pousser un peu plus loin mes recherches sur un article sur nos terroirs, que je prépare depuis quelque temps. J'ai passé un moment agréable
sur le remarquable  site et blog de Gilles Breuil  de"altervino", qui est à la recherche du gout du terroir surtout dans les vins d’Alsace dans une série très intéressante de dégustations avec des images magnifiques, pour illustrer.

Et là, je suis tombée sur son post sur l’émission Terre à Terre de Ruth Stégassy sur France Culture du 8 décembre 2007. Et j’ai passée une heure d’écoute passionnante, les écouteurs dans les oreilles!

Prenez vous le temps, préparez un verre de très bon vin (ou deux, sans modération...) et allez suivre cette
émission
, qui se veut :

„Une heure de réflexion sur les problèmes d'environnement, sans jamais tomber dans la polémique ! Ce magazine s'efforce de faire le lien entre les diverses informations provenant de toute part, de tisser un réseau de chercheurs actif, et de faire le point sur l'évolution au fil des ans de chaque question abordée.“

Après un début à la voix un peu tremblante de Lydia Gabucci-Bourguignon, qui me la rende encore plus sympathique, tellement je connais ce problème de souffle, quand on passe sur les ondes, la passion et la compétence des chercheurs prennent le dessus et nous entrainent dans le milieu du sujet – parfois judicieusement freiné par la journaliste, pour reprendre plus calmement et dans l’ordre les détails scientifiques, qui forment un tout sur ce produit spirituel et culturel, qu’est le bon vin, qui a une identité, qui „nous amène en voyage“, si nous voulons bien l’accompagner et le "tâter". Qui nous redonne le gout de son terroir, si nous avons su d’abord le choisir et ensuite le garder vivant.


De mon côté: rien à ajouter: Vive les bio-cons du respect de la terre et du vin!

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Samedi 15 décembre 2007
Aujourd'hui, c'est la neige, qui couvre la colline depuis quelques heures.  Hier, c'est Klaus, qui a découvert cette bête sauvage cachée dans les bois  entre les Échelles et le Clos des Cèdres:


bête sauvage


par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Vendredi 14 décembre 2007

Mes lecteurs fidèles  ont peut-être encore en mémoire l'article sur l'exposition de la collection de barriques du Château Puech Haut, que j'avais fait au retour de ma visite à Vinisud (Montpellier) l'année dernière.  J'avais beaucoup aimé cette transformation de barriques en œuvres d'art par différents artistes.

Entre temps, vous pouvez admirer une autre initiative  "l'art à l'affut" dans le même genre, qui est patronné par la tonnellerie Boutes - que vous savez aussi chère à mon cœur:-). Allez voir ici, vous pouvez même télécharger un document flash de cette collection, qui est très agréable à regarder et de meilleures qualités que mes photos prises avec mon petit appareil numérique.

Le recyclage des vieilles barriques  peut se faire de manière très "classique", cela donne souvent des bacs à fleurs ou tables de bar peu design et d'un air rustical, qui n'est pas forcement à mon gout.

Les meubles les plus beaux que j'ai vu une année à Provin (Düsseldorf), venait d'un petit artisan en Allemagne. Allez voir ces étagères à vin et autres tables.


Divers peintres se servent  des plateaux ou douelles  comme support pour leurs créations, en France ou en Allemagne, on trouve des exemples.


Une réutilisation de cette précieuse matière première  dans l'univers du son  a donné naissance à des haut-parleurs  bien onéreux - ici avec les vieux bois de barriques à whiskey, mais  je ne pense pas, que le contenu fait une grande différence.


Bruno-Barrique.jpg


En attendant d'avoir une autre idée créative pour nos barriques réformées, nous avons déjà sacrifié un exemplaire comme nouvelle niche pour Bruno, qui se sent depuis comme Diogène!



par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Jeudi 6 décembre 2007

Entre deux oliviers, que je trais, chassée par une averse  qu'amène la tramontane,  je me réchauffe dans la pièce. Je profite pour  chercher  quelques  informations  sur la géologie sur le Web.  Comme j'avais fait un article sur un vin  d'un terroir volcanique  pour la Winerallye allemande, l'équivalent des Vendredis du Vin  en France, je note un lien sur le Lac du Salagou et découvre des photos magnifiques.  Regardez vous même  ici, les photos sont extraites d'un livre réédité  chez Cardabelle.



cardabelle.jpg

Le site de Georges Souche et Sylvie Berger, deux photographes du Languedoc,  vaut le détour.  Allez fouiller dans ces magnifiques images de nos paysages de vignobles, beaucoup faites dans l'arrière pays  autour de Berlou et Roquebrun - avec vue sur le Caroux  -  et régalez vous comme moi!
par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Vendredi 30 novembre 2007
vendredis-du-vin.jpg

Le thème de l'édition d'aujourd'hui des VdV nous vient de Lisa du blog Vinorati, l'ordre du jour était: sélectionnez un vin provenant d’un cépage provenant de son chez soi. Bon, j'ai vite compris, qu'elle ne voulait pas un vin de chez moi, je vous avais déjà fait le coup pour le vin de la sixième édition de votre vin tout neuf , donc il ne faut pas exagérer!

Mais comme mon amour de l'expression locale dépasse allègrement les limites de Lisson, je suis allée plus loin, passant par le Pont de Tarrassac  et suivant le cours de l'Orb jusqu'au beau village de Roquebrun, parce que je s'avais, que j'allais y trouver un spécimen, qui colle bien avec la rédaction du jour.


pont_de_tarrassac.jpg

           val_e-du-jaur.jpg  roquebrun.jpg

Roquebrun fait partie de l'appellation Saint Chinian et peut même se vanter depuis 2004 de l'appellation Roquebrun village. Le premier domaine du village vinifiant en cave particulière, donc mettant son vin en bouteilles était il y a bien longtemps le Domaine Navarre, aujourd'hui exploité avec amour et une profonde connaissance de son terroir si particulier de schistes brunes par Thierry Navarre

Roquebrun.jpg


Et s'est Thierry, qui à la recherche de vieux cépages adaptés au climat et au sol, s'est rappelé de ce rang de cépage oublié mais encore bien existant de ses aïeuls:

Le Ribeyrenc, aussi nommé Aspiran, ou encore Spiran, Espiran (cité déjà en 1686 par Magnol), Espirant noir, Epiran, Piran. Dans l'Aude : Riveyrenc, Riveyrène, Riverain (ce nom désigne aussi le Rosé du Var), Verdaï, Verdal noir, Peyral, Peyrar. Ferrandel (ancienne collection de Saumur). Rutherglen (collection Australie).

comme nous apprend la page de l'ENSAM

Thierry-2.jpg

Si vous voulez tout savoir sur la rocambolesque histoire de cette réintroduction d'un cépage oublié et donc entre temps même plus autorisé par l'administration française, allez écouter his masters voice - Thierry Navarre lui même, qui la raconte dans cette vidéo.





La description de l'ENSAM nous explique aussi, pourquoi le cépage n'était plus replanté après l'attaque du phylloxéra entre 1880 et 1890: c'est la même histoire comme pour la Carmenère, si chère à mon cœur ou d'autres autochtones délaissés: fertilité moyenne et rendements  moyens à faibles, sensibilités à la pourriture grise, au mildiou, à l'oïdium et aux gelées d'hiver (particulièrement fatal en 1956). Donc rien qui vaille pour une viticulture productiviste à la recherche du gros rendement reproductible. Il fallait donc un mordu, comme Thierry, pour prélever les bois, le donner à greffer et replanter le cépage, sans savoir d'avance, quel résultat il allait obtenir.


Ce résultat est toujours plutôt confidentiel: les premières récoltes ont donné que quelques rares flacons, distribués au compte goute aux amateurs et même pas encore présents sur le tarif du domaine ou sur son site. Mais les notes de dégustations commencent à apparaître ici et .

"Léger, peu coloré, légèrement parfumé, robe rubis très clair, presque groseille, un bien joli fruité, avec un toucher de bouche très soyeux"

pas du tout étonnant, que certains trouvent même, qu'il "pinote".

Donc à surveiller dans les années à venir, pour voir, quel potentiel vont développer les souches en vieillissant et comment le vigneron va apprivoiser ce cépage, qui s'avère bien différent des habituel costaux de l'appellation, que sont le Carignan, la Syrah, le Grenache et entre temps le Mourvèdre.

Et si vous lisez l'anglais et voulez vous instruire encore un peu plus sur les indigènes d'ailleurs, je vous conseille le compte rendu

wine blogging wednesday # 37: go native - indigenous varieties chez Dr.Vino de septembre 2007.






par Iris Rutz-Rudel publié dans : Vendredis du Vin ajouter un commentaire commentaires (2)   
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