Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

les knödels

 
 
Les knödels débarquent
sur la blogosphère
Die Knödel erobern
die Blogosphäre

       l-anim-knoedel.gif 

A l'est du Rhin:
Bretzel & Café Crème  Flo
Cueillir les Étoiles  Laure
Desperate Hausfrau Schatz
Les Joues Roses La Grenouille
Marmite d'un p'tit point Clairechen
Tambouille & Délices Sonia
Tambouille et Gourmandise  Frédée
Tambouille & Pistouille Ellie
Tomaten Quiche Marion
Viaggiodinozze Jeanne
Wie Gott in Deutschland Véronique

A l'ouest du Rhin:
A Moveable Feast  Ulla
Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Dimanche 9 octobre 2005

Rien de meilleurs, que de se redonner de l’énergie en cueillant une figue bien mûre d’un arbre au bord de la vigne, quand le dos commence à faire mal ou quand l’estomac gronde et rappelle, que le repas de midi était un peu trop succinct pour tenir toute une après-midi de travail.

Comme le raisin, la pomme, la noix et le marron, c’est un des fruits de saison, qui nous entoure ici à Lisson.

 

Il y a les bien juteuses du bord de la terrasse du Mourvèdre ou celles, qui sèchent sur l’arbre, avec une peau fine, du pur sucre, sous la terrasse du Pinot – et la blanche, grasse, découverte au pied de la vigne d’un copain. À retenir pour prélever un greffon pour l’année prochaine !

 

Et comme c’est la saison, je lis avec plaisir l’article de Ségolène sur l’histoire de ce fruit sur le site de Patrick Chazallet, qui le double d’une bien alléchante recette simple, pour servir ce fruit à table.

 

Un regard dans ma bibliothèque, et je retrouve deux livres, qui me sont chers : le premier, pour lire et savourer les histoires et illustrations, suivies d’une belle collection de recettes.

 

Editeur(s) : Alain Barthélemy
Collection : DU GOUT & DE L'USAGE
Date de Parution : 01/09/1992
Présentation : - 180 pages - 620 g - 15 cm x 25 cm
ISBN : 2879230098 - EAN : 9782879230092





Le deuxième, pour tout savoir sur la culture et préparer des futures plantations et greffages :



Ce livre est. édité par les Ecologistes de l'Euzière

C’est formidable, de naviguer entre nature, pages électroniques et pages papier, agri et culture, le goût du fruit dans la bouche !

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
créer un trackback
Dimanche 9 octobre 2005
et voici deux liens, qui vous permettent de saliver en attendant les premiers marrons (d'Olargues ou d'ailleurs) sur leur marché. Il s'agit d'un document PDF publié par le Parc Régional du Haut Languedoc, avec des recettes, concoctées par les restaurateur du coin.

Si cela vous plaît, il y a un deuxième avec autant de recettes et d'images.

Et dans la tradition du pays, on accompagnait la première poellé de châtaignes grillées avec le vin bourru, tout juste sorti de la cuve, encore un peut petillant, pendant la vieillé.

bon appetit!
par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
créer un trackback
Dimanche 9 octobre 2005




Sera le nom de d’une nouvelle rubrique.  C’est le mot allemand, qui signifie tout ce que la mer amène à la plage et qu’on ramasse au fil de ses promenades matinales. Choses éparses, qu’on porte à la maison sans trop encore savoir quoi en faire. Parfois, c’est une chose, qu’on peut encore utiliser, parfois, cela inspire à un bricolage, une décoration insolite, parfois, vu de près, c’est tout juste bon pour le feu. Et qui ne rêve pas de trouver un jour la bouteille jetée à la mer de l’autre côté de l’océan…

 

Et même si on habite loin de la plage, on peut aller se promener le longue des pages Web, à travers les pages d’un livre, d’un journal, ramener un morceau de  la conversation animée de la veille à la maison. On étale tout cela dans sa tête, et le soir, un verre de vin à côté du clavier, on peut broder autour de sa trouvaille.

 

Certains « épaves » peuvent nous accompagner toute la journée pendant le travail. Penché sur les souches, pendant la récolte ou pendant la prétaille d’hiver, tout juste entrecoupé du refrain »attention, ne pas te couper les doigts ! » Il y a des travaux répétitifs dans le métier du vigneron, comme dans d’autres, qui appellent un thème à ruminer dans la tête, pour ne pas sentir l’ennui et la fatigue. Donc tête baissée, on tire des plans sur la comète, refait le monde, le discours, qu’on aimerait tenir aux amateurs du vin, la réponse juste, qu’on voudrait donner la prochaine fois, que quelqu’un vous demande, qu’est-ce que c’est « le terroir »… et on arrive comme cela plus vite à la fin de la rangé, au bout de la terrasse, au soir.

 

Donc je me souhaite pleins de morceaux de Strandgut, de bon matin, pour m’accompagner pendant ma journée. Des choses dignes de partager avec vous le soir – pas peur,  je tacherais de jeter les autres au feu.
par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (2)   
créer un trackback
Mardi 4 octobre 2005

Spécial pour Marc : j’ai poursuivi l’élaboration du Chenin, comme promis.

 
 

Pas facile, de presser une si petite quantité, surtout avec les grains passerillés, qui contiennent le plus de sucre, mais plus une goutte d’eau.

 

 

J’ai donc pressé en deux temps : d’abord, comme pour mes autres vendanges, avec la rafle, ensuite, quand j’ai vu le peu de résultat, j’ai tout retiré du pressoir et éraflé grain par grain à la main.


La deuxième presse a donné de ce fait plus de bourbe – c’est une raison, pour garder la rafle sur les grappes, les jus du pressoir restent plus clairs, la rafle sert comme filtre.

 

Et j’ai même fini avec une troisième presse au presse citron à la main – quelques verres de plus !
 

 

À la fin la surprise : un jus de 17°C potentiel, dommage, qu’il y aura à peine quelques bouteilles. Je regrette, de ne pas encore avoir planté une parcelle entière avec ce beau raisin.

Espérons, que j’arrive à « débourber » ce précieux liquide assez, pour en faire quelques flacons à boire ensemble.

Et il y a eu encore un amateur pour les restes:




par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (2)   
créer un trackback
Lundi 3 octobre 2005

 

Samedi, après une belle matinée dans la vigne d’un ami, qui ramassait ses belles grappes d’Aramon, Cinsault et Carignan dans des vieilles vignes du côté d’Olargues, c’était temps de repos et de détente.

 

Le convivium Slow Food des Terrasses du Haut Languedoc, sous la présidence de Serge Villebrun, nous organisait une sortie chez deux producteurs de la région: Thierry Blondelle, éleveur de volailles et producteur de pommes de terre et Eliane et Jean-Louis Lunès, spécialisé dans la châtaigne et ses produits dérivés.

 

Tous deux se trouvent dans le hameau de Prouille,  commune de Courniou, à la frontière Ouest de l’Hérault et du Tarn, en plein milieu du Parc Régional du Haut Languedoc.




Nous rencontrons Thierry Blondelle, ingénieur agronome installé à la Ferme du Somail, au milieu de son parc à poules, dans la vallée verdoyante, qui mène à Prouille.

 

Son installation progressive en élevage de poulets fermiers de la race des Cous Nus et des Chaverts depuis 2000, se solde aujourd’hui d’un beau parc pour 5 bandes de 500 à 600 poules, qu’on voit joyeusement gratter autour leurs bâtiments mobiles ou s’aventurier plus haut en flanc de colline sous les arbres.


 

bande de chapons - encore heureux jusqu'à Noel!

Toutes ses volailles sont élevées au moins 16 semaines en bande dans leur parc, libre jour et nuit de rentrer ou sortir du poulailler comme bien sa leur chante, nourries d’un savant mélange de mais, blée et tourteaux de soja (garanti non OGM), broyé de frais.

 

Du poussin de 10 jours jusqu’aux chapons, démarrés début août et prévus pour les fêtes de fin d’année, nous pouvons nous convaincre de leur bonne santé et leur joie de vivre.


 

poussin col-nu à dix jours

L’arrivé du fils de Thierry de retour d’une viré dans les bois plus haut, qui rapporte les derniers cèpes, rescapés d’une sortie formidable dans la semaine dernière, nous rajoute encore un « produit local » aux choses vues cette après-midi.


Thierry, son fils et les cèpes

Thierry nous explique aussi l’importance de ses terres d’alluvion au fort teneur en sable des bords de rivière pour la production de pommes de terres rustiques et de qualité,  comme Monalisa,  Ratte, Roseval, Institut de Beauvais ou Vitelotte (chair violette), qui font aussi le régal de ses poules.

 

Nous apprenons la différence de qualité de chair d’une poulette ou d’un petit coq – plus tendre et fondant chez l’une, ferme et goûteux chez l’autre – sensible que quand on leur laisse assez de temps, pour grandir et développer cette différence, qu’un cuisinier averti sait prendre en compte dans ses préparations.

 

Une ballade de 500 mètres plus loin dans la vallée nous amène à La Métairie Basse, la ferme de Eliane et Jean Louis Lune, spécialisés depuis 20 ans dans la châtaigne, la noix, noisettes et leurs produits transformés.

Jean Louis nous reçoit sous les magnifiques tilleuls, qui ombragent la cour de cette belle ferme traditionnelle, construite en pierre, qui abrite aussi des chambres d’hôtes et un gîte.

Il nous amène pour un tour à travers les vergers, noyers aux bords, des filets verts bien accrochés au sol, pour recueillir les noix, qui commencent à tomber. Cela les préserve de salissures et économise un traitement au chlore, pour les blanchir. Dans cette ferme en reconversion en agriculture biologique,  cela va de soi.

L’herbe était fraîchement broyée avant la récolte. En été, c’est au tour des brebis, de se charger du nettoyage. Nous admirons la taille énorme de certaines variétés anciennes, apprenons tous sur le carpocapse du noyer, qui n’est plus combattu par des traitements chimiques ici, seulement des traitements à la bouillie bordelaise contre les maladies de feuilles sur certains variétés.


Noix géantes - fraichement tombées

 Et nous continuons la ballade dans les plantations de châtaigniers. Là aussi, la récolte va commencer dans les prochains jours.

Saviez vous, qu’une variété fruitière de châtaignier est considérée comme marron si elle produit moins de 12% de fruits cloisonnés. Le marron est mono-embryonnaire (une seule amande par fruit) et la châtaigne est poly-embryonnaire (plusieurs amandes par fruit), donc facile, à faire la différence.

À côté de variétés nouvelles, on cultive ici le fameux marron d’Olargues, variété ancienne, réputée pour ses saveurs sucrées. Malheureusement, il est très difficile, d’adapter cette variété sur un porte greffe, qui est résistant aux maladies cryptogamiques, qui s’attaquent aux racines et aux troncs. Des nombreux arbres, qui ont du être remplacés pendant ces dernières années, témoignent de cette difficulté et l’augmentation du vent depuis quelques années n’arrange pas la chose, par ce que quand les arbres sont chargés de leurs fruits, cela amène à beaucoup de  branches cassées.

 
Marronier d'Olargues

Les maladies (chancre et l’encre) ont aussi décimé les vergers traditionnels de la région et provoqué l’abandon et la mort de grandes surfaces de châtaigneraies, avant si typique pour nos paysages.

 

À côté de la boutique de vente des produits transformés (crème de marrons, marrons glacés et marrons confits, farine de châtaignes etc.), se trouve la trieuse, sur laquelle sont calibrés les premiers marrons de la saison.

 



Jean-Louis Lune nous explique la machine

La  plantation moderne, bien alignée, bien à plat et arrosée, s’il y a besoin, permet de travailler au tracteur,  avec la transformation des produits et la vente directe, sur place et sur des marchés, La Métairie Basse est une installation viable - donc pas de comparaison possible avec le rude labeur dans une châtaignerai traditionnelle en flanc de montagne.  Une autre visite s’imposera, pour voir la différence.

 

La journée se termine avec un dîner à Mauroul, près d’Olargues, à l’Adonis rouge où s’est récemment installé Hervé Leroy. Son menu sera composé autour de produits locaux et de saison puisqu’il associera gibier, cèpes, marrons et chocolat. 

 

A suivre demain !

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (2)   
créer un trackback

printemps




 

 


Recherche

Images aléatoires

Texte Libre

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus