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les knödels

 
 
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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Mardi 18 octobre 2005
dommage, que nous n'avons pas de bande son pour cette petite ballade autour de Lisson aujourd'hui.

Ruisseau, torrents et cascades, bien nourris de plusieurs jours de pluie du sud (le marin) se reunissent et  surpassent dans un vaccarme de diable autour de la maison- et la pluie tambourine encore sur les toits.

J'ai profité d'un contrôle des alentours pour vous faire un petit reportage photo. Après tout ce ciel bleu des vendanges cela peut rendre les gens du nord moins jaloux, donc mettez vos bottes et suivez moi:

Le chemin d'acces: on ne passe déjà plus à pied - le courrant du ruisseau est trop fort - un jour de plus, et même en voiture, cela devient risqué...




Devant la maison, les torrent du ruisseau et du ravin, qui decend du Clos des Cèdres, se réunissent et donnent les magnifiques cascades de "la petite Suisse".









La petite Suisse

Nous entretenons les coupes flotte autour de la maisin et surveillons l'entrée de la grande buse, qui doit canaliser le ravin - il ne faut pas que cela se bouche avec des grosses racines de plus haut ou des branches, sinon, tout l'eau arrive devant la porte et il faut evacuer hommes et bêtes à la cave -  en compagnie des barriques et des bouteilles. Mais pour l'instant, tout va bien, il y a encore une marge.

Donc temps, pour un petit tour derrière la maison, où notre centrale photovoltaique n'est pas très efficace aujourd'hui:



No Watt Today!


Heureusement pour des péridoes comme ceci, nous avons notre aide - fossile, soit - mais précieux pour des jours sans soleil:



Lissons little helper...

Le Mourvèdre, qui prend ses teintes automnales, colore la pente derrière la maison.


 


Pas de problème pour le traverser: la couverture du sol par nos herbes naturelles fait ses preuves, pas de gadou sous les pieds, pas un brin d'erosion, pas de danger pour la maison de ce côté là!

Je vais jeter un coup d'oeil sur la grande cascade du ravin de Fenouillède, que j'ai déjà entendu cette nuit par la fenêtre de la chambre. Elle est impréssionante, comme elle se jette au moins 12 ou 15 mètres dans le vide à côté de la vigne.


La cascade du ravin

Sur mon retour vers la maison, je découvre ces jolies champignons, qui poussent sur notre stock de bois pour l'hiver - on voit, qu'ils se régalent du temps, eux. (à prononcer avec le X à la fin, comme dans Caroux - comme il se doit dans le Midi)




Quand même un peu mouillée j'arrive de nouveau en bas. une dernière photos au coin de la maison sur les lauzes du petit toit arrondi



et je vous laisse rentrer bien au sec chez vous - avec un bon verre de rouge chaleureux, pour vous rechauffer!

par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson commentaires (2)   
Samedi 15 octobre 2005


« Je suis parcelle au festin de l’immensité, je me fonds dans la matière unique, je suis saoul. L’univers est saoul. J’ai le vertige horizontal. L’horizon est une grappe de raisin (…) Je suis saoul. Je suis poète. Je suis Dieu. Ma panse tangue. Mes jambes titubent. Je me roule sous la grande souche. Je chante la terre. Je me nourris de terre. Je me suis fais terre. Je suis chrétien, voyez mes ailes, je suis païen, voyez mon cul. »  
                                                                              
Joseph Delteil

« Vient maintenant l’âge d’une autre expérience : celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible que l’oubli impose à la sédimentation des savoirs, des cultures, des croyances que l’on a traversés. Cette expérience a un nom (…): Sapientia : nul pouvoir, un peu de savoir, un peu de sagesse, et le plus de saveur possible. »

Roland Barthes, Leçon inaugurale de la chaire de sémiologie littéraire du Collège de France, 7 janvier 1977

Ils expriment bien les deux étapes  à la charnière desquels nous nous trouvons:
festin des vendanges dans la vigne, saoule de soleil, de terre,  de fruits mûrs – tous sens bouleversés en triturant le raisin à la cave, assistant à la transformation dans les cuves -
et préparation de la traversé de l’hiver, repos des vins dans leurs barriques, au fond de la cave dans l’attente de leur transformation lente, qui révélera le fruit de notre travail.

Et ainsi, je me sens proche des deux, de Delteil, "gentilhomme de paléolithie", comme le nomme Max Chaleil "loin de la civilisation, à l'écoute des sens, mi-poète, mi-vigneron" dans sa gentilhommière écologique près de Montpellier, à la Tuilerie - et de Barthes, un des maîtres à penser de ma vie antérieure...



Deux citations, trouvés grâce à Dominique Lacout  dans son Guide de l’amateur des vins naturels, édité en 2005 chez Jean-Paul Rocher, Paris.


 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Samedi 15 octobre 2005

Guide de l’amateur des vins naturels

Vignerons  cavistes bars à vins restaurants en France

est un livre, que j’ai repris en main inspiré de la rubrique de Patrick Chazallet sur les cavistes recommandés.

 

 

éditions Jean-Paul Rocher, Paris, 2005

Les listes des vignerons (310), cavistes (70) et bistrots, restaurants, bar à vins (130) sont précédées d’un judicieux avant-propos de l’éditeur sur la question « Qu’est-ce que le vin naturel ? », où j’ai trouvé tant de phrases dignes d’être citées, que je renonce devant l’embarras du choix… Suivent la reproduction d’un article de Jules Chauvet de 1960 sur la vinification en rouge et un « Plaidoyer pour les levures indigènes » par Philippe Pacalet.

 

Les chapitres sont souvent précédés d’une citation, comme les deux, que je vous ai déjà copiées dans mon petit mot « métamorphoses ».  Et les entrées sur les vignerons, cavistes et restaurants témoignent d’une connaissance approfondie des personnes et des lieux.

 

 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Vendredi 14 octobre 2005

 

Et si je vous parlais du travail à la cave, qui se continue tranquillement maintenant que tous les raisins sont sous toit.

 

Pinot, Cabernets (je les appelle comme cela, pour faire court, en réalité il s’agit d’un assemblage déjà fait à la cuve de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Cot (Malbec) et petit Verdot – seul manquant est le Merlot du haut de l’arène, qui est passé dans la gueule des bêtes déjà dans le courant d’août, tellement il était précoce cette année), Mourvèdre et une cuve expérimentale avec un cépage pas encore relevé attendent notre passage quotidien pour les pigeages et la dégustation des jus.

 

Pendant que les levures sont encore au travail, le chapeau de marc remonte en haut de la cuve. Il faut toute la force de Klaus, pour l’enfoncer avec la quiche en bois dans le jus, qui bouillonne sous sa protection. Comme nous ne remontons pas les jus du bas de la cuve par un pompage à l’extérieure, c’est ce pigeage, qui sert à homogénéiser matières liquides et solides dans la cuve. J’adore regarder d’en haut ce processus vivant, qui s’imprègne à tous nos sens, je hume les odeurs, écoute les glougloutements, goûte les nectars, croque les baies gonflées, légèrement alcoolisées, les pépins craquants sous la dent, plonge mon regard dans les différentes couleurs, de plus en plus noir foncées, trouve même des différences tactiles sur les doigts, qui collent encore au début, signalent une texture presque veloutée au passage pour se colorer en profondeur au contact des anthocyanes…  un plaisir sensuel, qui enivre.

 

C’est chaque fois de nouveau fascinant de suivre la transformation de ces bébé-jus pur sucre avec leurs couleurs délicates (voir photo balade dans la vigne) en jus de plus en plus colorés, encore avec des sucres résiduels pour certains, qui n’ont pas achevé la fermentation, finalement revelant les tannins qui demandent d’être assagis pendant le  long élevage, qui va encore suivre dans la pénombre de la cave à barriques.

 

 

de gauche à droite: Pinot, Cabernets, Mourvèdre

 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Mercredi 12 octobre 2005
La première partie se termina sur cette belle promesse:

"La journée se termine avec un dîner à Mauroul, près d’Olargues, à l’Adonis rougeoù s’est récemment installé Hervé Leroy. Son menu sera composé autour de produits locaux et de saison puisqu’il associera gibier, cèpes, marrons et chocolat."

A suivre demain  - c’était écrit tout naïvement à la fin de la première partie de ce récit  de la sortie
slow-food du 1er octobre. Et – comme souvent – la suite s’est faite attendre. Mais ce n’était pas seulement à cause de mes occupations vigneronnes, mais surtout à cause de ma négligeant, de ne pas avoir noté les noms des plats et tous les ingrédients. J’étais même si indisciplinée et impatiente, qu’on peut encore voir l’empreinte de mes doigts dans le joli dessin des sauces sur les photos….

Heureusement Dominique Villebrun, la femme du président de notre convivium, est plus organisé que moi et nous a fait entre-temps part de ses notes.

Le restaurant  fait allusion dans son nom à une petite fleur rouge et à la légende d'Adonis aimé d'Aphrodite et dévoré par les sangliers. De son sang sortait une fleur rouge, l’adonis rouge sang, aujourd’hui au bord de l’extinction dans des régions entières. L’histoire des sangliers va bien avec notre région, chaque village à sa diane et Mauroul est un village, où on peut encore voir le spectacle du découpage et du nettoyage de ce gibier par les chasseurs après une journée de chasse réussie.

Mais revenons au menue, que nous avait concocté Hervé Leroy ce soir là dans une belle salle.

Le gibier, les cèpes et le chocolat étaient au menu du dîner. Après les amuses gueules, accompagné du vin apéritif très agréable « issu de raisins passérillés » d’un vigneron local, Yannik Porras.

  A table, nous avons tout d’abord goûté un croustillant de cèpes, foie gras et chips de pomme de terre accompagné de crème de potimarron et de châtaigne.

 

Place ensuite au canard col vert présenté sous deux formes: poitrine rôtie et cuisse farcie avec ses abats et plusieurs garnitures (crumble aux noix, polenta à la châtaigne, blinis, feuille de blette aux petits légumes parfumée au romarin et au serpolet).

 

  En dessert, un champignon dont le chapeau était constitué de mousse de chocolat glacé et le pied de chocolat blanc rempli de riz au lait et poire au sirop.

 

Tout cela accompagné du vin « Terradou » 2001 du même vigneron, un rouge presque noir, fruité à souhait, un vin sans faute très accessible déjà, mais probablement aussi encore bons après quelques années de plus. Excellent rapport qualité/prix pour un vin, qui est affiché à 12€ sur la carte d’un restaurant. Les vins de Lisson – Clos du Curé 1999, Les Echelles de Lisson 1999 et 2002, ainsi que Le Clos des Cèdres 2003, dégustés le longue du repas en parallèle, ne sont pas du tout concurrentiels à ce niveau là.

 

La soirée se passait dans la bonne humeur, des échanges chaleureux autour de la table et un bon feu de cheminé dans la salle allaient de pair.

 

Ma voisine de table, une vieille dame charmante, m’apprenait une anecdote, quelle avait retenu de ses cours en droit commercial : il existait un privilège (dans le temps ?), qui permettait aux vignerons, de mettre des chaussures dans le vin – une forme d’aromatisation de l’époque – avant les copeaux et en rajoutant en plus des arômes de cuir … je n’ai pas eu l’occasion de vérifier, mais cela ma laissé songeuse !

 

Merci à Hervé Leroy et Xavier Lecas, son maître de salle, pour cette agréable soirée. Vous pourrez le retrouver, pendant le Salon ‘Aux origines du Goût’ à l’atelier sur la châtaigne et les vins de la Haute Vallée de l’Orb, que le convivium des Hautes Terrasses de l’Orb organise le lundi 31 octobre prochain à Montpellier.

par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (3)   
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