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les knödels

 
 
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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Samedi 29 octobre 2005












Selon une étude de Copernicus Marketing Consulting and Research, Inc., un grand machin de marketing Américain, les consommateurs de vin "premium" - c'est à dire, des gens, qui achètent des vins au-dessus de 5 Euros (sic!), se laissent regrouper en 6 catégories:

Les enthousiastes - buveurs d'étiquettes - acheteurs futés - traditionalistes - adeptes du passe partout - les dépassés.

(en Anglais ce sont des: Enthusiast, Image Seeker, Savvy Shopper, Traditionalist, Satisfied Sipper and Overwhelmed)

Les enthousiastes sont des consommateurs, qui se passionnent pour l'expérience complète du vin, de la découverte de ce qu'ils achètent au partage de leurs découvertes avec des amis et la famille. (les participants des forums et listes de discussion - ceux qui discutent avec leur caviste ou vont voir le vigneron).

Les buveurs d'étiquettes se sentent sophistiqués d'un côté et aventureux et branchés de l'autre - ils pourront aussi bien choisir un vin avec une étiquette sophistiquée que choisir un vin à l'étiquette rigolote ou allusive. (on les trouve aussi sur les forums, ils lisent les guides branchés et aiment laisser tombé des "noms").

Les acheteurs futés sont à la recherche de la bonne occasion qualité/prix, ils adorent boire et dénicher et croient, qu'un bon vin ne doit pas forcement coûter cher. (Cela me rappelle les coureurs des FAVs).

Les traditionalistes aiment savoir que leur vin est produit par un vigneron connu et bien établi depuis longtemps. (Achètent probablement surtout des Bordeaux - Bourgogne)

Les adeptes du passe partout cherchent un bon choix moyen, facile à boire, pas trop compliqué, qu'ils peuvent servir à tout le monde. (sur le fruit, pas tannique, bref gouleyant et autour de 6  Euro)

Et la plus grande catégorie (23 %) est celle des dépassés - qui se sentent perdu dans les rayons de vin, au restaurant, devant trop de choix - qui ne savent jamais, quoi acheter ou commander et ont peur de commettre une erreur. (leurs amis leur offrent parfois le guide des nuls pour Noël - pour eux, des vins de cépages et des noms pas trop compliqués peuvent aider).

Il me manque encore les buveurs tout court dans cette liste - et j'en connais pas mal, mais c'est vrai, qu'ils ne rentrent pas dans les consommateurs "premium", par ce qu'ils achètent plutôt le bidon (ou BIB) de 5 litres pour 10 à 15  Euros. (Celui qui coûtait 15 à 25 FF avant).

Ce que j'ai trouvé intéressant en fouillant le site de la boite de marketing, sont les photos, qui servent à illustrer les consommateurs "type" - que des femmes, sauf pour la catégorie des buveurs d'étiquettes!!

Matière à réflexion.





par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Vendredi 28 octobre 2005


Quel plaisir de monter voir Stéphanie May et Valérien Tavernier dans leur Auberge de la Jasse  tout en haut de la montagne du Caroux (prononcez le « x » par ici), dans le petit hameau de Douch.

La route sinueuse, qui monte du Poujol, dans la vallée de l’Orb vers les hauteurs, m’amène en 30 minutes dans un autre monde.  



Les châtaigniers, qui bordent la route, changent déjà leur couleur, sur le plateau,  une halte au col de Madalle offre une vu à couper le souffle sur les chaînes de montagnes rocheuses, pelés, qui se suivent vers le nord-est. On allant vers Rosis, j’aperçois des petits troupeaux des vaches et des moutons dans les prés, finalement la petite route vers Douche part sur la droite, des pries encore, bordés de murettes en pierres sèches, un dernier virage, et je suis arrivé sur le parking du hameau.



L’Auberge de la Jasse se cache au fond du hameau, à droite, juste avant la petite chapelle de Douch.  La salle en bas est illuminée par la coupole au milieu du plafond en dôme et une large fenêtre, qui donne sur une terrasse couverte, espèce de jardin d’hiver au fond. Un grand feu de cheminé est allumé pour réchauffer les convives, qui sont déjà arrivés. Aujourd’hui, c’est un repas « informel », qui réunit les hôtes, Stéphanie et Valérien, et quelques-uns uns de leurs fournisseurs et amis, parce qu’ici, que des produits naturels, dont on connaît les producteurs.



Les œufs frais de Villemagne, les légumes de la Ferme Saint Raphaël à Bédarieux,  les fromages de chèvre, l’huile d’olive de Pierre et Murielle Quinonéro, ainsi que leurs vins du Domaine de la Garence à Caux,  les vins de Lisson – toutes les choses, qui rentrent dans les plats, que fabrique Stéphanie, assistée de Valérien dans leur petite cuisine, sont triés sur le volet, choisies sur place et servies tout frais dans de la jolie vaisselle sur la grande table en bois.




Pour 25 €, on peut choisir dans 3 entrées, 3 plats et 5 desserts, menue renouvelé  selon le jour, le marché et la créativité de Stéphanie, apéro compris ou manger à la carte (qui est affichée sur le tableau à cadre doré).  Les vins de la jolie carte à vin sont exposés dans une grande étagère et peuvent aussi être emportés à des prix « caviste » assez doux.



Que des belles choses, là aussi : les vins du Domaine de Clovallon côtoient ceux d’Embrejean, du Domaine de la Garence, de Lisson ou encore du Mas Champart en Saint Chinian.  On peut aussi les commander au verre, autre possibilité de « goûter à tout », attitude, qu’on adopte vite devant la multitude de petits plats, que savent servir les deux hôtes.

Ce jour, nous avions droit à plein de tapas faits maison à base d’aubergines, olives et oignons, servis avec un succulent pain au pavot, qui m’a rappelé mon pays natal. Suivie des briques au deux farces, une superbe quiche,  une purée de panais, des spaghettis de pâtisson, et j’en oublie. Un grand pâté en croûte fait caler tout le monde, avant que l’appétit soit ravivé par l’arrivé du plateau de fromages, chèvres frais et tome de chèvre bien affinée et nous nous achevons, éternels gourmands, avec une délicieuse tarte aux poires et l’irrésistible gâteau au chocolat, moelleux et fondant à souhait…



Au fond à droite Pierre Quinonéro et Murielle, au mur: des sculptures de KEBIR

Le tout ponctué de discussions et échanges autour des produits, des vins, des parcours de chacun et des dégustations des vins.

Pierre Quininéro et Murielle Clavier, vignerons à Caux, nous n'avaient pas seulement apporté leurs cuvé des Armières, mais aussi le surprenant  apéritif, un Moscato d’Asti de la Spinetta, plein de bulles et d’arômes de fruits (pèche, abricot) avec juste 4,5° une petite surprise bien gouleyant,  le Bel Hazard 2000, rosé de Merlot de Lisson, vinifié sous voile, s’accordé à merveille aux fromages et même au gâteau au chocolat – et pour rester dans les « spécieux », la Solera  Bruixas à base de Grenache de la Garence, avec sa méthode de fabrication proche du balsamico, donnait envie le lécher son fond de verre.




Un bon café pour la route et il fallait redescendre dans la vallée – résolue de revenir bientôt à cette table généreuse, quid à dormir sur place dans le gîte (13 €/personne la nuit) ou même dans le dortoir à l’atmosphère plus rustique (8€la nuitée), pour pouvoir prolonger à souhait les dégustations et l’échange.

Et pour tout vous dévoiler, ici l’adresse:

Auberge de la Jasse, Douch, 34 610 Rosis, tél : 04 67 95 07 64.





par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Jeudi 27 octobre 2005
pour vous faire patienter, avant de mettre en ligne le compte rendu de ma visite à l'Auberge de la Jasse à Douch, je vais vous montrer la belle bouteille de vin de Solera, qui a courronnée notre repas:



bruixas.jpg

un vrai délice!


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Dimanche 23 octobre 2005





J’ai eu le temps de surfer sur le Web ce week-end – et entre les pigeages et les dégustations des cuves, des choses me sont restées dans la tête.

Merci à JP Héaumé, d’avoir donné ce lien. Je ne cite que les faits de base.

« L’acceptation des pratiques œnologiques américaines pour les vins américains
exportés en Europe focalise les critiques. Voici la liste de ces pratiques,
aujourd’hui interdites aux producteurs européens.

Une addition d’eau à hauteur de 7%
Chaptalisation jusqu’à 13,5 %
Une gamme plus étendue pour corriger l’acidité
Les copeaux de chêne pour arrondir les vins
Corriger l’acidité volatile
Diminuer le degré alcoolique
Addition d’arômes »

 

Je m’explique :

Première réaction à cela peut être une sainte colère, de voir qu’encore plus de vins trafiqués vont arriver sur le marché, mais est-ce vraiment si grave, docteur?

Mes ballades dans le Net m’ont amené ces derniers jours sur une autre page, et tout ce que j’ai vu là, m’a bien laissé songeur. C’est en vente, c’est fabriqué en France – d’ailleurs pas loin de chez moi – et c’est donc autorisé – et si c’est vendu et autorisé, il doit y avoir des vignerons, qui utilisent ces produits.

Et en allant sur le blog de Hugh Johnson, dont j’ai lu plusieurs livres avec plaisir et en m’instruisant, je trouve une belle polémique sur les vins dits « authentiques et naturels » : 

"Nature doesn't make wine. Nature makes vinegar. Only by interfering with the natural process do we stop it at the stage of 'wine'. In fact, wine wouldn't even exist without mankind." (“La nature ne fait pas de vin. La nature fabrique du vinaigre, C’est seulement en nous mêlant du procès naturel, que nous l’arrêtons  au stade du « vin ».  Le fait est, qu’aucun vin pourra exister sans l’humanité. »)

Et après avoir expliqué, que le refus de l’industrialisation, né au 19ième  siècle et repris par la contre-culture de l’anti-establishment des années 70 et 80 du 20ième  sont la source du mouvement « traditionaliste », qui réclame l’authenticité comme valeur suprême, il construit une opposition entre tradition et qualité et conclut avec cette belle phrase :

“Drink what you like, regardless of how it's made. That's the only true yardstick for you to use. Evaluate with your palate, not some idealistic romance-novel views of what the world should be...” (buvez ce que vous aimez, sans regarder, comment c’était fait. Cela doit être votre seul étalon. Evaluez avec votre palais, pas avec quelques idées idéalistes de livres romantiques sur comment le monde devrait être…)

Autant que je suis d’accord, qu’on devrait boire ce qu’on aime, autant je crois, que le plaisir peu être augmenté, quand on sait, comment c’est fait! Et si je vois tout ce qu’on peut faire, je veux encore plus savoir, qui fait quoi et comment. Et avoir des réponses a mes questions. À force de poser ces questions, l’authenticité et le naturel ne resteront pas des mots vides, adaptés à une stratégie de marketing et une mode du marché.

Posons des questions, qui dérangent et exigeons des réponses, et si c’est de l’idéalisme romantique sur le passé, devenons rigoureusement idéalistes et romantiques.



par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Mercredi 19 octobre 2005

Après les impressions plutôt éclectiques d’hier, j’ai pensé qu’il faudrait un petit exposé qui met cet épisode dans le contexte plus général de nos conditions climatiques.


Du point de vue géographique, Olargues a une situation particulière dans l'Hérault. A seulement 60 km de la mer, séparé de la plaine alluvionnaire du Languedoc un par un relief de collines boisées de garrigues, où sont situées les appellations de Saint Chinian et Faugère, la vallée du Jaur  (150m) se trouve à la face sud des Cévennes et des massifs du parc naturel du Haut Languedoc aux altitudes voisines de 900m.
Ces changements rapides de relief expliquent  notre climat et nos conditions météorologiques. 


Si Roquebrun ou Saint Chinian, 20 km au sud, profitent encore pleinement du climat méditerranéen, nos zones montagneuses en sont en partie exclues, 20 km plus à l’ouest, à Saint Pons, l'on note une influence océanique marquée, alors que plus au nord on observe plutôt une influence continentale.

Les particularités du relief se traduisent par une augmentation régulière de la quantité de pluie qui tombe annuellement à mesure que l'on s'éloigne de la mer (de 600 mm à plus de 1400 mm sur le plateau.). Le nombre de jours pluvieux ne varie pas dans les mêmes proportions, les pluies sont seulement plus intenses dans l'arrière-pays.

La répartition annuelle fait apparaître un été très sec suivi d'un automne aux pluies abondantes. J’ai regardé le temps des mois d’octobre depuis 2002, qui ont bien confirmés cela – l’excès d’eau tombée ces derniers jours est donc tout à fait « normal ». Par contre la neige est rare sauf en altitude à partir de 600m et nos vignes s’arrêtent à 330m.

Le soleil nous fait rarement défaut – c’est peut être pour cela, qu’une suite de journées couvertes déclenche tout de suite du mécontentement – attitude, qu’on ne peut pas avoir sous un climat à dominante de grisaille, comme dans les pays du Nord,  je le sais de bonne mémoire – ou cela finit par l’émigration !

Le climat méditerranéen est caractérisé par la douceur de ses saisons. Sauf l’été, où la canicule et la sécheresse peuvent faire regretter parfois la douce grisaille citée plus haut, mais…

Situé dans un axe ouest-est, la vallée du Jaur, comme la haute vallée de l’Orb, sont relativement protégées des vents forts d'ouest et de nord (Mistral).

C’est la Tramontane, qui souffle souvent de manière plus intense, 3, 6 ou 9 jours d’affilés. C'est un vent sec de nord-ouest très fréquent en hiver et au printemps, mais que l'on peut observer en toute saison – cette année particulièrement au mois d’août -  cela réduit le risque de maladies pour la vigne, mais cela peut aussi induire des arrêts de croissance sur les ceps, si les réserves en eau dans le sol ne sont pas suffisantes.


Le Marin (sud-est) et le Grec (est), plus rares, sont des vents souvent très violents associés à des passages perturbés en Méditerranée. Ils sont accompagnés d'un temps couvert et de pluies importantes, comme nous ont eu encore la preuve ses derniers 8 jours.

Je vais vous faire plus tard un exposé sur le micro-climat de Lisson – mais pour vous récompenser d’avoir lu jusque là, je vous joins encore le lien sur le petit filme, que Klaus a tourné hier, en waders et avec un encombrant parapluie, pour protéger la caméra, pendant que moi, je me contentais des quelques photos vite faites.

Nous avons mis une  musique avec « Lisson in the rain  2005» - par ce que malgré l’inquiétude, que suscitent toujours ces excès météorologiques, nous sommes quand même contents qu’il a pluie – après vendanges ! – pour refaire les réserves de nos sols et de notre source.

Vous pouvez regarder les petits films (il y en a trois en tout entre temps) avec un programme courrant comme Media Player ou DIV X, si vous voulez.

 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (1)   
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