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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Jeudi 24 novembre 2005
Après 10 jours de presque abstinence du Web pour cause de problèmes de ligne, nous avons finalement regagné la grande vitesse...

Le combat avec les centre d'appel de wanadoo et telecom était épique, mais all's well, that ends well, j'en profite donc, de vous mettre quelques album photos en ligne, pour illustrer l'athmosphère de Lisson à l'extérieur des vignes.(voir dans la colonne de droite ->)

L'installation de l'éolienne est l'oeuvre des derniers jours, maintenant, nous attendons le vent, pour la tester.

La pluie (encore 200mm la semaine dernière) m'a permis de diminuer la montagne de paperasse, qui s'empilait sur mon minuscule bureau - le 25 novembre est la date de dépot pour la déclaration de récolte.
Pas evident d'estimer le volume en hl, si le vin est encore sous marc, mais c'est comme le ban des vendanges, la norme est la moyenne des gens.

Si la neige ne nous ratrappe pas trop, nous allons décuver dans 3 jours.




par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Jeudi 17 novembre 2005
Plusieurs jours sans nouvelles de Lisson et de ces habitants – il y a une raison, même plusieurs raisons à cela :

D’abord le climat : encore une alerte orange de météo France pendant 3 jours : pluies abondantes et orages (voir Singing in the rain et quelques détails climatiques) – le même scénario comme il y a un mois, troisième déluge avec des trombes d’eau et des forts orages en 2 mois – les réserves en eau pour la saison prochaine sont acquises….  La source coule de nouveau bien et les sols sont tellement gorgés, que le niveau des ruisseaux et rivières remonte en deux fois trois mouvements.

Toujours peu de dégâts à Lisson, point de ravines, quelques murs de plus écroulés par-ci par-là et des grosses flaques à éponger dans l’atelier après une nuit d’orage, mais cela n’est pas nouveau. Les cuves à l’étage et les barriques et bouteilles à la cave sont au sec – donc pas de soucie de ce côté là.

C’est la ligne de téléphone, qui a de nouveau pris la foudre à plusieurs reprises – la première nous a surpris et depuis 4 jours, l’ADSL ne fonctionne plus, donc plus d’accès rapide et facile sur le Net, ce qui explique la retenu sur le blog. Mais après une demi-douzaine d’appelles avec les services de wanadoo et France Télécom  (0,34€ la minute, vous connaissez tous le couplé des files d’attente, des numéros à taper et des conversations à recommencer avec votre sixième interlocuteur d’un centre d’appelle – les 48 heures, qui deviennent 72, le technicien, qui va se déplacer, restez à côté de votre téléphone, il va vous contacter… « We can be heroes » est le tube de ces derniers jours…)

Et au beau milieu de tout cela la visite d’une équipe de tournage pour une émission qui va passer à la télé en janvier 2006. C’est le sympathique couple de l’Auberge de la Jasse, Stéphanie et Valérien, qui vont être au centre de l’émission et qui présentent leurs amis et fournisseurs, le maraîcher bio, qui fait pousser les légumes, l’éleveur, qui fournit les fromages, et aussi les vignerons de Lisson et leurs vins. Ils sont d’ailleurs les seuls restaurateurs du Languedoc à les avoir sur leur carte – au moins à ma connaissance.

Une visite du réalisateur (Alexandre Joannides, un joli nom grecque, mais originaire de Bourgogne, donc amateur de Pinot !) il y a deux semaines avait permit de mettre en place un script pour le tournage – visite du vignoble style « Balade sur la colline de Lisson », décuvage et travail du pressoir et dégustation à la cave – le tout pour une petite séquence dans la future émission.

150 à 200 mm/cm² d’eau la vieille me laissaient songeuse sur la date choisie – de toute façon : pas question de décuver et de toucher au vin avec un temps de marin pareil ! Il va falloir improviser – si le niveau du ruisseau a assez baissé pour laisser passer la caravane…

J’étais très pessimiste en me couchant lundi soir et je le restais toute la nuit en écoutant le concert des torrents et le bruit de la pluie, qui tambourinait encore plusieurs heures sur les toits.

Je me réveille toute cassée le matin – des brumes dans la tête, éviter le regard dans la glace, c’est mieux – et des brumes devant la porte, mais miracle, la pluie a cessé, encore quelques coups de serpillière dans l’atelier, éponger la table et les bancs sous le cerisier et on commence avec un pique-nique improvisé et arrosé d’une bouteille de Moulenty 2000, Merlot en pleine forme (la bouteille et son contenu – pas moi !).

Ensuite au boulot : Valérien m’accompagne à travers les terrasses sur la colline – les micros accrochés aux revers – les techniciens avec la lourde caméra, le trois-pied, la perche pour le son avec sa fourrure, et l’équipement son en bandoulière nous suivent dans la monté, nous prennent du dos, nous devancent, pour nous voir arriver de plus bas - stop, repartez, stop, encore une fois, plus à gauche, plus à droite – et ne jamais regarder la caméra.



Au bout d’un moment, c’est facile – Valérien découvre le paysage en bas, les différents cépages et conduites, pose des questions, c’est comme les autres ballades avec des visiteurs, qui découvrent les vignes pour la première fois. C’est seulement quand il faut reprendre un passage, recommencer un commentaire, que nous sentons, que nous ne sommes pas des professionnels. J’ai du mal à redire la même chose deux fois, donc j’improvise, change le point de vu, me rende compte, que je manque un peu de souffle (cela grimpe parfois dans les « échelles »), que le timbre de ma voix est plus pressée que d’habitude, que je fais des grands gestes (comme d’habitude !), pas cool, que je trébuche sur un mot « difficile », comme la vraie éstrangère que je suis. … et je m’éparpille, trop longue, pas assez concis, trop de détail – dans la vraie vie, ce n’est pas grave, on peut reprendre une question plus tard, autour de la table, illustrer une idée en guidant le regard de l’autre, ici, c’est l’emplacement de la caméra, qui devrait guider notre regard. Je manque de discipline – et là, je le regrette.



Au bout de 2 heures et demi la ballade est accomplie – les techniciens sont contents de regagner du terrain plat et nous posons à la table devant la porte pour une autre séquence, tant que la lumière est bonne – question : le mode de culture, bio, biodynamie ou quoi – et pourquoi pas certifié .. encore un sujet qui pourrait remplir une heure de discussion.. ici à traiter en deux minutes. Au moins  un verre d’eau de notre bonne source, pour se mouiller le gosier.

Entre temps, l’éclairagiste a installé sa lumière dans la cave – nos installations 12 volts à l’économie ne suffisent pas aux exigences du tournage. J’ouvre une bouteille du Clos du Curé 2003, donc du Pinot Noir et suis censée commenter mon vin.  Autre piège, par ce que j’ai toujours beaucoup de mal à commenter mes propres vins. Je sais, comment je les aie fait, comment ils ont évolués de la vigne jusqu’à l’élevage dans les barriques, je décide du moment de la mise en bouteille et après, je préfère les oublier un long moment.

Je sais d’avance, que le vin va être fermé, c’est un jeunot, ce 2003, on sent sa puissance, mais la structure n’est pas encore totalement en place, l’élevage en barrique est encore présente, je devrais parler de la patience, qu’il faut pas seulement pour le faire, mais aussi pour ensuite attendre, qu’il se fasse, qu’il suit son chemin, pour arriver à cet équilibre, qui un jour en ferra un grand vin. Tout cela, en ce moment dans la cave, je le sais, je le sens, les éléments sont là, devant moi dans ce verre, mais son moment de vérité n’est pas encore venu – mais dire cela avec assurance me semble grandiloquent, donc je ne le dis pas – d’ailleurs, je ne sais plus, ce que j’ai dit.

Bon, encore un éclairage spécial sur la voûte et le rocher au fond, c’est beau comme cela – un instant je pense, que c’est peut-être vraiment cette partie de la maison qui existait déjà en 1482, quand on parle pour la première fois de Lisson dans des papiers, qui se trouvent aux archives de Montpellier.

Nous sortons de la cave, la nuit tombe bientôt – tout le monde est fatigué, 4 heures pour 5 minutes, quel travail !  La caravane s’en va – et je reste derrière avec l’impression, que c’est maintenant, qu’il faudrait tout commencer, je saurais mieux, quoi dire et quand, c’est maintenant, que mes idées sont de nouveau en place, que le trouble s’est décanté et que les phrases justes me reviennent.



Je n’ai pas parlé du terroir, du rêve de Claude, qui était à l’origine de l’aventure, de faire un grand vin sur cette colline, des années passées en préparation, dans nos têtes, à l’école, sur le papier et finalement dans le terrain – presque un an de défrichage, d’analyses avec Claude Bourguignon, qui s’extasie dans le Cirque des Cèdres devant la richesse microbienne de cette terre, qu’il compare à la Coulé de Serrant, des préparations, des tonnes de cailloux, de ce schiste flychoide, qui oscille de toutes les couleurs, sorti du terrain en montant sous un soleil ardent, des journées, que Claude a passé à briser ces plaques à la masse, pour pouvoir passer la charrue à treuil, sillon après sillon, pour monter la terre et tenir le sol propre, le temps que les jeunes racines se frayent leur chemin en profondeur.  La peine des premières années, une période de sécheresse, sans pouvoir acheminer l’eau, qui aurait pu sauver les jeunes plants, jusqu’en haut de la colline, à compter les plants, qui n’avaient pas résisté à cette épreuve. Les journées passées courbé dans la pente, pour arracher à la main l’herbe autour des pieds. La déception aux premières récoltes, de revenir avec l’équivalent d’une comporte sur 1,5 ha, le reste dévasté par les sangliers.  « La cuvée de la clôture », le 1997, un Pinot et un Mourvèdre, mis en bouteille pour avoir un vin à vendre qui aide à financer cette fameuse clôture électrique, installée sur un kilomètre et demi à travers 14 terrasses, ancrée dans le roque, pour sauver le raisin – et son peu d’efficacité face à l’assaut de la sauvagine constaté par la suite.

La mise en bouteille après 24 mois d’élevage en barriques du 1996, 900 bouteilles, et mon horreur devant cette soupe de chêne – et l’émerveillement aujourd’hui devant le vin mûr, épanoui de ces mêmes bouteilles, devenues trop rares dans ma cave. La preuve, qu’il n’y a pas que du slow-food, mais aussi du slow-drink – qu’il faut laisser le temps au temps et au vin de Lisson, pour que le jeune sauvage viril se transforme en homme mure, plein de force, mais assagi par les années.

Claude serait fier de ce résultat – et Klaus, qui m’épaule depuis sa mort, m’aide plein d’énergie à continuer et améliorer cette quête du vin, qui  me remplit de bonheur. Ce vin, qui n’était qu’un rêve, il y a 20 ans, ces vignes arrachées aux terrains incultes depuis 50 ans, plantées selon nos idées de qualité, de travail respectueux de la terre et de la faune et flore autour, raisin ramassé et vinifié avec passion et patience, année pour année – je l’aime, ce vin de « bonne » table.


Mais malgré que je ne sois pas contente de ma prestation devant la caméra, j’ai quand même appris quelque chose pendant ce travail de tournage et déjà je regarde chaque petite séquence d’un reportage ou filme d’un autre œil – un peu comme pour un vin, que je goûte : j’aime analyser, comment c’est fait et ce regard analytique, qui accompagne le simple : cela me plaît ou cela ne me plaît pas, augmente mon plaisir et me laisse plus estimer le travail, qui se cache derrière le résultat.


Et pour boucler la boucle de ce mot : France Télécom nous annonce encore 48 heures d’attente avant un passage du technicien – à suivre….










par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Jeudi 10 novembre 2005










Trouvaille sur le web ce matin :

"More and more wine-loving middle-class parents are turning to the bottle for inspiration when naming their children. Chardonnay remains the favourite but it has now been joined by the likes of Margaux, Richebourg and even Echézeaux
." (lien)

(De plus en plus de parents amateurs de vin  de la classe moyenne se tournent vers la bouteille pour l’inspiration, s’il s’agit de trouver un nom pour leurs enfants. Chardonnay reste le choix favori, mais noms comme Margaux, Richebourg et Echézaux l’ont rejoint.)

J’avais déjà lu des postes sur des forums pour trouver des noms pour les chiens (et dans le monde des vignerons, c’est très courrant, j’ai connu des Noah, Bacco et d’autres Herbemont à quatre pattes) – mais pour l’instant, personne parmi mes collègues n’avait encore choisi un nom de cru ou de cépage pour sa progéniture. Nommer une cuvée après son fils ou sa fille par contre est très courrant, donc il y a des cuvées OlivierAchille ou  Kenza qui peuplent ma cave.

Pour ceux, qui se laisseront emporter par leur amour du vin, il y a du choix dans la liste des cépages plus ou moins connus, je suis allée à la pêche et j’ai trouvé des choses pas trop mal  à porter, si on en est affublé pour la vie. Qu’est-ce que vous pensez par exemple de :

Romorantin, Prunelard, Mérille, Egiodola, Claverie, Clairette, Niellucio ou Tibouren

Ce n’est pas aussi prestigieux que Petrus et Margaux ou Ornellaia et Sassicaia, mais, si la mode perdure, peut être plus original. La lecture d’un glossaire sur le vin regorge de toute façon de bonnes idées.

Et si vous hésitez encore, faites un essai avec votre chat !


par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Mardi 8 novembre 2005
Un livre, qui était écrit, pour nous aider à surmonter les barrières de langues, qui nous séparent trop souvent  du plaisir d'échanger et partager notre passion au delà des frontières et des océans:



Winemakers’ Essential Phrasebook, 344 pages
Mitchell Beazley, Octopus Publishing Group Ltd 2004.

Ce livre en 6 langues: Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol et Portugais – est un guide à travers vigne, vinification et évaluation sensorielle du vin en phrases entières, pas en mot pour mot, qui permet de communiquer à dans une bonne partie du monde viticole.

La première partie contient des phrases utiles dans une conversation générale sur les thèmes œnologiques correspondants. La viticulture est traitée par thèmes comme climat, plantation, taille, conduite, type de sol, en passant par les maladies et la protection phytosanitaire jusqu’à l’évaluation du raisin et aux vendanges.

La part belle est réservée à la vinification, qui est traitée sous toutes ses formes et commence avec la réception de vendanges, tri, foulage, eraflage, pressurage, macérations, additifs, traitements et corrections en vinification et élevage. Les vinifications en rouge sont aussi bien traitées que celles des blancs et des rosés ou des mousseux, les portos et Jerez comme les vins doux, botrytisés ou pas botrytisés,  l’élevage en barrique, la clarification, les analyses de laboratoire et j’en passe – jusqu’à la mise en bouteille, vous trouveriez toujours la phrase pour demander ou expliquer ce que vous voulez savoir ou ce que vous faites dans chaque langue.

Et 26 pages de phrases et mots pour l’évaluation sensorielle vont combler le lecteur de comptes rendus de dégustations dans d’autres langues ou même vous donner envie de vous lancer vous-même dans la discussion.

Pour le traducteur, ce livre met les « mots » dans leur contexte. Il y a des nuances assez amusantes : dans la partie de travail de cave (j’ai ouvert le chapitre sur les pressoirs, par ce que nous allons commencer les pressurages la semaine prochaine), les phrases en Français emploient le tutoiement là, où dans les textes en Allemand on vouvoie. L’auteur français, Bruno Prats, me semble plus réaliste dans son choix – je pense que cela correspond plus à l’atmosphère qui règne dans une cave en plein travail.

Et cela montre aussi, que c’est le livre idéal pour celui, qui part en stage sous d’autres cieux, que cela soit en Europe ou outre mer.

Et pour l’amateur du vin, qui s’intéresse aussi à la manière, dans laquelle son breuvage préféré est fait, ce livre permet de voyager à travers les différentes étapes et stades d’une manière un peut différente des guides habituels.

Et le jour où vous pouvez entendre la belle phrase » On fait ça pour corriger des déséquilibres naturels dus aux conditions de l’année »  ou « On doit mettre les copeaux dans des sacs en mousseline que l’on fait pendre dans le vin l’intérieur de la cuve »  en six langues, vous savez, que la globalisation a fait son chemin.

Donc asseyez-vous dans votre fauteuil avec un verre de votre vin préféré, et s’il a des arômes de fourrure mouillé ou de foin, airelle, réglisse ou de feuille froissée, vous pourriez espanter vos convives en deux fois trois mouvements avec leur correspondance en anglais, allemand, espagnol, italien ou portugais ou déchiffrer sur la contre étiquette de votre trouvaille venue de loin, qu’elle va vous procurer des sensations de baunilha, manzana, lampone, quince ou Lakritze, sans sourciller.


par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Jeudi 3 novembre 2005


Une visite improvisée nous ramenait ce soir deux amis, qui venaient de ramasser des champignons pas loin de Lisson. Il était vite décidé, de passer la soirée ensemble et d’improviser un repas. L’ingrédient principal était vite trouvé : les champignons de nos amis : cèpes et girolles tous fraîches – accompagnés de « spätzle », pâtes spéciales aux œufs de l’Allemagne du sud – comme entrée un reste de choucroute mijotée 6 heures sur le poêle à bois.



Reste à faire un petit tour dans la cave, pour trouver les vins, qui pourront accompagner ces plats et en faire un petit festin.

Mon choix tombait sur une bouteille de champagne  de chez Francis Boulard, La Comète pour l’entrée et la cuvée Jadis de Didier Barral de 1998.

 

Les bulles fines du champagne dans les verres remplies d’un liquide presque ambré surprenaient nos visiteurs. Les arômes d’un vin plein, avec des notes légèrement oxydées, mais bien équilibrées par des arômes de miel et de  fruits  (coing) se mariaient bien avec les saveurs de la choucroute savoureuse, mais plus du tout acide, parfumée par quelques morceaux de viande fumée.




La Comète était trop vite passée – heureusement que le mariage du vin de Didier Barral avec les champignons aux spätzle s’avérait aussi heureux que le précédent !

Cette cuvée Jadis du millésime 1998, Syrah, Grenache et Carignan, nous offre un superbe nez aux arômes de fruits biens mûrs. C'est dense et profond en bouche, un peu animal, changeant encore au cours du repas vers plus de plénitude, c’est ce que j’appelle  un vin naturel, qu'on a envie de boire, généreux et plein,  avec une belle fraîcheur, qui donne envie d’en reboire encore souvent.

Nous sommes unanimes autour de la table : rien ne vaut une visite surprise de bons amis avec un repas improvisé et des vins à la fortune de la cave.




par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (3)   
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