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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
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die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
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Viaggiodinozze Jeanne
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A l'ouest du Rhin:
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Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Mercredi 7 décembre 2005

„Sound of wine“  les bruits de vin pendant la fermentation, cela existe même déjà en CD, décliné en 15 tracs et publié par un vigneron Autrichien inventif il y a quelques années.

À Lisson retentissait ces derniers jours une autre musique :

après le glougloutement du vin, premier jus, qui arrive directement par gravité des cuves à l’étage par la vieille trappe dans les barriques lavées de frais, qui l’attendaient dans la cave vouté, c’était aux bruits du pressoir vertical.



Click-ClackClick-ClackClick–ClackClick-Clack au début, pour descendre l’ingénieux mécanisme des pois le longue de la visse centrale

Click  -  Clack     Click – Clack    Click – Clack     

Click



Clack


Click


vers la fin, à mesure que cela devenait plus dure, de pousser la barre, qui actionne les pointeaux, qui font cet agréable bruit, qui donne un rythme à l’effort .



La pression est douce, facile à régler, quand cela devient trop dure, on arrête, comme cela point de risque de presser les pépins ou le jus des rafles. Le jus traverse le gâteau du marc et est ainsi déjà filtré, avant d’arriver dans le plateau, d’où il s’écoule en douceur vers le seau et comme les premiers jus de la cuve, directement vers la cave.


Reste que le tourteau de marc, qui dégage une belle odeur de vin et que nous mettons à composter pour le jardin.


Je me souviens d’avoir entendu, en inhalant cette odeur, qu’on ré bêchait ces résidus dans le temps, pour le remettre sur le pressoir et en faire la piquette, qui, mélangée avec de l’eau servait comme boisson désaltérante pour les ouvriers.



par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Mardi 6 décembre 2005


Après avoir laissé un commentaire sur le blog d’Alder   de vinography – a wine blog, qui commentait  le même jour que moi le sujet de l’appel de l’Union des Bordeaux et Bordeaux supérieures, sous le titre évocateur « Some French Continue To Get It Completely Wrong », je découvre, que le texte de « Les producteurs de rouges ne voient pas la vie en rose » est reproduit dans la rubrique blog de la check-list du Monde d’aujourd’hui. Apparemment un sujet qui attire l’attention, s'il fait atterir mon petit blog modeste  dans les pages Web de ce vénérable journal (même s’ils ne sont visibles que pour les abonnés au service payant).

Merci à Remi Loisel de l’excellent site www.chateauloisel.com , une mine de renseignements autour de la vigne et les vins, un génial créateur de sites Web,  de me l’avoir fait remarquer !

par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Dimanche 4 décembre 2005
Une discussion sur LPV (la passion du vin) sur les prix des vins en vrac dans le Bordelais avait déjà retenu mon attention ces derniers jours.

Ce matin, j'ai trouvé ce même sujet - prix de vente en dessous des prix de production - sur le blog d'un vigneron du Roussillon - illustré par des chiffres, qui parlent toutes seules.

À Lisson, nous sommes "atypiques" - par notre taille, nos modes (et coûts) de culture, notre art de vivre avec peu - mais cela ne nous empêche pas de regarder autour de nous et voir les problèmes des autres.
Et chaque viticulteur, qui doit abandonner ses terres, n'est pas seulement un être humain de plus dans la misère, mais cela crée aussi une plaie dans ce paysage "culturel", si chère à la France.

Cette année, nous avons perdu deux de nos amis vignerons comme cela, qui ont du abandonner leur rêve et leurs terres. Et ce n'étaient pas des gens qui faisaient "pisser la vigne".



par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Mercredi 30 novembre 2005


J’ai trouvé ce sujet ce matin sur la page blog oenoline, qui reprend un article de vitisphère :

« Le cabinet en marketing, Phébos, vient de mener une étude pour savoir "ce qui dans la conception de l'étiquette de la bouteille incite ou freine les Français dans leurs achats de vin." Cinquante étiquettes de vins français et 50 étiquettes de vins étrangers, tous cépages et origines confondus, ont été analysées par un échantillon de 300 consommateurs. La "méthodologie Phébos" focalise sur des réactions spontanées – "j'aime, je n'aime pas", "j'achète, je n'achète pas", et pas sur des commentaires. Selon l'étude, le consommateur français serait à la recherche d'une étiquette présentant les lettres de noblesse du vin. Plus l'étiquette veut attirer l'œil artificiellement, moins elle incite à l'achat, explique Phébos. Les préférences des 300 consommateurs étaient semblables, malgré des différences en termes d'âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle ou lieu habituel d'achat. »

J’aurais aimé en savoir plus sur l’échantillonnage des consommateurs, par ce que cela me laisse malgré tout un peu dubitatif. Est-ce que le goût des Français est vraiment si classique ? Cela voudrait dire, que toutes ces belles bouteilles avec des étiquettes « design », des étiquettes faites par des artistes, qui fleurissent depuis quelques années dans les rayonnages, sont plutôt contreproductives pour la vente.

J’arrive à m’imaginer, que chez le vigneron ou dans la boutique d’un caviste, qui conseil et commente des bouteilles, l’étiquette n’est pas le premier critère du choix – l’important est ce que vous avez dans votre verre. Mais dans un linéaire d’un supermarché ou dans un catalogue, bref devant une bouteille inconnue et sans autre conseil, même moi, je me laisse parfois emporter par une belle étiquette.

Du point de vu du vigneron, je pense, qu’on aime bien laisser partir son enfant, qu’on a élevé avec soucie et soin, dans des beaux habits, pour qu’il se présente bien et qu’il représente bien la maison, dont il sort.

Est-ce qu’il n’y aura peut-être pas aussi une correspondance avec les « types de consommateurs » mentionnés dans un autre post de ce blog ?

Pour l’anecdote, je vais vous raconter l’histoire de l’étiquette des vins de Lisson.

Tout avait commencé longtemps avant la première mise en bouteille. Vous imaginez bien, que des premiers projets, en passant par le défrichage, la plantation et les premières années de soins pour les jeunes vignes, il y avait assez de temps, pour réfléchir et rêver au projet de « l’habillage ».

Pendant longtemps, il semblait donc claire, que, correspondant à notre environnement plutôt sauvage, avec ces terres gagnées sur la nature, comme au temps des moines défricheurs, et reflétant les vieilles pierres qui nous entourent, des ogives en pierre sous le toit jusqu’à la cave voûtée, nous allions choisir un model très sobre, tout juste avec une touche moyenâgeuse, sous forme d’une lettrine stylisé à gauche en « L » - peut-être une petite vignette sur les travaux au fil de l’année dans la vigne, pour distinguer les cuvée. Tout cela sur fond de notre amour pour la musique ancienne, les chants grégoriens écoutés et pratiqués dans des vieilles chapelles romanes…

Mais tout devait venir autrement.

Un jour, un ami Canadien, Paul Driessen, nous amena une bouteille pour un repas à Lisson, qu’il avait décoré d’un dessin, petite caricature de Claude et de moi dans un ovale orné d’une petite couronne, dont pendouillaient joyeusement quelques grappes de raisin.

Le vin était bu au cours du repas (je pense, c’était une bouteille de la coopérative de Berlou, qu’il avait dépouillé de son étiquette d’origine), le petit ovale décollé comme souvenir.

Quand nous commencions à amener les premières bouteilles « brutes de cuve » en dégustation chez des amis, j’aimais coller une photocopie du dessin sur les flacons, pour « personnaliser » le cadeau.  Et les amis étaient tous unanimes,  que ce dessin nous « collait comme un gant ». Nous avions oublié notre côté Canard enchaîné, l’humour, qu’il fallait aussi, pour se relever des coups durs de cette période (non, non, je ne vais pas vous parler ici des sangliers, qui mangeaient les premières récoltes) – de la joie de vivre à deux cette aventure, avec des copains et pas qu’en Hermite, qui se prennent parfois trop au sérieux.

Donc du coup, l’étiquette, qui ornait les premières cuvées de Lisson, prenait une autre tournure – et j’y suis restée fidèle à la suite.



Chaque année, quand je découpe les feuilles DIN A 4, sur lesquelles on peut placer 9 étiquettes tête bêche, à la main et j’arrive sur la petite couronne, qui nécessite l’emploie d’un ciseau à ongles, je râle quelques jours après l’idiot, qui a fait ce choix… mais à la fin, je suis fière de mon travail « moulé à la louche » jusqu’au bout.



Il existe une bouteille, qui a eu droit à une autre étiquette, c’est notre vin « spécial » le Bel Hazard. Klaus lui a trouvé une belle étiquette simple (à découper) allongée, qui se mari bien avec la bouteille de 50 cl élancée translucide et sa couleur saumon foncée. La plume reproduite dessus est une trouvaille que j’ai faite lors d’une ballade dans le petit bois au milieu de la vigne. Seul souvenir d’un oiseau, qui était devenu la proie du renard.





et encore un petit reflèt de Lisson dans la bouteille de ce matin pour ceux, qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout...


par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Dimanche 27 novembre 2005
Da mich einige meiner Leser im deutschsprachigen Raum darum gebeten haben, gibt es seit heute Nacht auch eine deutsche Ausgabe des Winzertagebuchs aus Lisson. Die ersten 4 Artikel sind on-line unter Weingut Lisson - Tagebuch einer Winzerin. Viel Spaß beim Lesen!

Suite à la demande de mes lecteurs Allemands, j'ai fait un effort en "nocturne": le journal d'une vigneronne existe maintenant aussi en langue Allemande - petit à petit je vais traduire les articles les plus importants dans ma langue maternelle.

Vous trouvez le début sous Weingut Lisson - Tagebuch einer Winzerin.



par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (0)   
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