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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
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Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Jeudi 22 décembre 2005
Est-ce que je vous l’avais déjà dit : ces 24 heures à Paris au retour d’un voyage d’éclair en Allemagne étaient mon « cadeau de Noel » !  Un cadeau consommé avant les fêtes.

Donc pour faire durer le plaisir, je distille mes plaisirs rencontrés pendant ce bref séjour au compte goutte – comme cela, je les déguste une deuxième fois et comme on dit chez moi « geteilte Freude ist doppelte Freude » (plaisir partagé est double plaisir), j’espère, que vous allez aussi trouver du plaisir à lire ses messages.


Paris m’accueille sous le vent et la pluie – gris et froid, je décide donc, de ne pas trimballer mes bagages à travers la ville pour aller goûter les vins de Jean Claude Rateau au Lafayette Gourmet, comme il m’avait gentiment invité, mais de me rendre tout de suite en taxi à mon hôtel Place du Panthéon.

Gabatche que je suis, je me réjouies  de regarder Paris passer devant les fenêtres du taxi, la Pyramide du Louvre, la Seine, les ruelles avec leurs boutiques Rive Gauche, et finalement la Place du Panthéon avec le bâtiment célèbre derrière une haie d’arbres de Noel.

Ma chambre n’est pas encore prête, je laisse donc mes bagages et part à la reconnaissance des alentours. La pluie me mouille, mais au détour d’une rue, je me retrouve rue St Jacques, rue animée, pleins de petites boutiques de tout genre – et vite ma curiosité prend le dessus de la fatigue. Je décide, de ne pas manger au restaurant, pour me garder l’estomac et le palet assez vierge pour la dégustation au Grains Nobles le soir. Mais dans la vitrine d’une petite fromagerie, il y a du pain Poilâne – quelques tranches avec un brie de Meaux bien à point me feront mon casse croute.  Quelques pas plus loin, la devanture d’une librairie islamiste m’abrite – et je trouve le cadeau idéal pour le gentil Monsieur, qui est à l’origine de mon aventure Parisien. Un passionné de vin – donc quoi de mieux, que ce beau livre contenant 40 des quatrains d’Omar Khayyâm, illustrés par des belles photos insolites et des calligraphies crées exprès pour ce livre.  Je vais le feuilleter en attendant la dégustation du soir – m’enivrer des belles pensés  sur l’être et le néant – et le vin - et de ces splendides images.



Toujours rue Saint Jacques, en rejoignant mon hôtel, je découvre une boutique de caviste, bien sûr, cela s’appelle « Les Caves du Panthéon », où un tableau noir annonce une dégustation de vin de Bandol dans l’après-midi. C’est décidé, je reviens ici plus tard !

Je prends possession de ma chambre d’hôtel – un bain chaud (nous n’avons pas de salle de bain à Lisson, c’est donc un plaisir rare pour moi), mes tartines de vraie pain avec le fromage, coupé au laguiole, qui m’accompagne partout – un peu de lecture – et me voilà assez régaillardie pour regagner le petit caviste.

Le vigneron du jour est Raynald Delille du Domaine de Terrebrune à Bandol. Il fait déguster trois de ses millésimes : 2001, 1998 et 1995.




Tous les trois sont élaborés à base de 80% de Mourvèdre, le reste est du Grenache et un peu de Cinsault. Les raisins sont égrappés, donc déjà pour le 2001 un peu plus souples que les vins de notre Clos des Cèdres, élevés en foudre, goût, qu’il me semble reconnaître, cela ne donne pas de tannins de bois, mais un arôme, qu’on trouve encore souvent dans les vins du Languedoc. 2001 à du être un millésime avec beaucoup de maturité, le fruit est bien présent et il y a une pointe de sucrosité, qui reste dans la gorge. Le 1995 se montre bien fondu, un vin évolué, assez fin, que je vois bien accompagner un repas – mais mon préféré est le 1998, plein de force, moins assagi que le 1995, mais déjà sur des arômes plus évolués, plus épicés que le 2001.



Monsieur Delille s’étonne de mes questions sur la vinification et le travail de la vigne – j’admet, que je ne suis pas seulement du métier, mais que je cultive et vinifie aussi du Mourvèdre sur mes terres à Lisson. Cela l’étonne beaucoup, pour lui, pas de Mourvèdre en dehors de Bandol (sauf en Espagne).  Le caviste et moi prenons cela pour de l’humour et je me promets de revenir le lendemain matin, pour ramener aussi un souvenir liquide à Lisson.

Il me reste une heure, pour remettre mes papilles des tannins du Mourvèdre – j’aurais du y penser, je connais bien ce problème, quand je déguste mes Cèdres un peu trop jeunes…


À la recherche d’un bistro, je trouve Le Café de la Nouvelle Mairie, rue des Fossés saint jacques, qui me semble accueillant. Quelle surprise, de m’apercevoir, qu’ils offrent un beau choix de vins à la bouteille, mais aussi au verre.



Le tout sans chichi dans une atmosphère à la bonne franquette. Si je n’étais pas venue pour rincer mes papilles, j’aurais bien goûté quelques crus. Les murs sont ornés d’affiches et illustrations autour du vin, une adresse à retenir.


Maintenant, l’heure approche, et je me rends de l’autre côté de la Place du Panthéon, au caveau de dégustation de Grains Nobles, 5 rue Laplace, où le but de mon voyage, une dégustation des vins du millésime 2002 du Domaine de la Romanée Conti, m’attend.



à suivre...

par Iris Rutz-Rudel publié dans : en voyage ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Dimanche 18 décembre 2005
En vin comme en cuisine, on garde plutôt le meilleur pour la fin, pour augmenter le plaisir et la tension – et tout simplement parce que le meilleur étant l’ennemie du bon, l’ordre envers serait trop décevant.

Pendant mon voyage de la semaine dernière, j’avais la chance, que mes rencontres avec des vins se déroulaient tout naturellement dans ce sens d’ascension, je n’ai qu’à les redonner dans leur chronologie, pour ne pas gâcher votre plaisir à la lecture.

Lors d’un précédant voyage, j’avais découvert, que dans les Thalys (trains à grande vitesse qui relient Paris via Bruxelles avec Cologne ou Amsterdam), on servait des plateaux repas en première classe aux heures de midi, accompagnés par un choix de boissons, dont des petites bouteilles de vin 18,7 cl avec capsule à visse. Je me suis donc sacrifié pour vous, pour en goûter ce coup-ci et mener ma petite enquête sur le choix d’une grande compagnie de transport, qui pourrait aussi se comprendre un peu comme vitrine de produits français pour ses passagers à forte majorité étrangères.

Le choix des rouges portait sur deux flacons, proposés comme « Bordeaux » et « Cabernet Sauvignon ».  Tout en me demandant, s’il n’y avait pas de Cabernet dans le Bordeaux, j’opte pour le Cabernet Sauvignon – peut-être un Vin de Pays d’Oc ? Quelle surprise, ici, on n’est pas seulement polyglotte, mais carrément mondial dans ses choix : le vin vient du Cap. Je lis sur l’étiquette :

Kloof en Berg – South African Ruby Cabernet – wine of  Origin Breede River Valley, 14°

Sous la petite vignette en couleur pastelle qui montre une maison de maître sur fond de massif rocheux et entourée de rangées verdoyantes de vignes, un morceau de poésie m’attend :

“Beauty of the Cape Dutch architecture with the curling white gables of its houses scattered thought the Arcadian country side”  cela dépasse légèrement ma competence d’anglais de cuisine, mais je comprend au moins, que c’est un “Product of the Republic of South Africa”, qui est “Selected, imported and bottled by Paul Sapin at F-71090 D – France.


Les relations de Monsieur Sapin avec la société de transport semblent exclusives, parce que vu de près, les deux autres flacons, en rouge et en blanc, sortent aussi de sa maison sous la marque évocateur de « James Deschartrons », ces deux AOC Bordeaux taisent leur millésimes, mais admettent déjà dans la langue de Shakespeare, qu’ils contiennent du soufre (contains sulphur).

Et maintenant, je ne peux plus repousser le moment de vous dévoiler ma première note de dégustation de ce voyage.

Bon : il était rouge, ce Cabernet Sauvignon du Cap, même rubis, comme promis sur l’étiquette – donc plutôt  la couleur d’un Pinot classique. Il n’a pas du subir des macérations longues pour arriver sur ses 14°. Peut-être qu’il était aidé pour la fermentation par une bonne levure fruité type bonbon anglais. Après ses arômes, à l’aveugle,  j’aurais pu le prendre aussi bien pour un de ces innombrable Carignans, Grenaches ou Cinsaults d’une grosse production en Languedoc – même des Merlots m’ont déjà frappé par se goût  uniforme. Buvable, « sans faute » probablement, mais sans aucune personnalité. Dommage, d’un monsieur venu de si loin et muri au soleil, j’aurais pas forcement attendu des miracles, mais au moins un peu plus de caractère….

Un bon exemple pour la crise de vente actuelle des vins de masse francaises : partout dans le monde, c’est possible de produire des vins industriels et standardisés comme ici, mais apparemment tellement moins cher, que cela vaut encore le coup, de les transporter jusqu’au chai de Monsieur Sapin – au moins lui doit trouver son compte dans l’affaire..





par Iris Rutz-Rudel publié dans : en voyage ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Dimanche 18 décembre 2005

Du ruby Cabernet du Cap à la Romanée Conti en un seul voyage - laissez moi le temps de digérer et vous allez tout savoir!






par Iris Rutz-Rudel publié dans : en voyage ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Mardi 13 décembre 2005


Encore une fois c’est sur le site de Château Loisel qu'on trouve tous ce qu’on a toujours voulu savoir sur les blogs du vin au fil du jour.

Son nouveau service, que vous retrouvez ici, est une page listant les dernières notes publiées sur les blogs de vignerons, en reprenant  les 2-3 premières lignes des notes. Cela permet de choisir sa lecture en connaissance du sujet. Un service de plus que celui de wine blog watch, certes plus varié dans la liste des blogs surveillés, mais qui n’informe pas sur le contenu des notes et prend parfois des simples changements de configuration en compte.

La  lecture agrémente mes soirées à Duesseldorf, pour ne pas me faire perdre mon Français, pendant que je pratique la langue de Goethe. Pratique, que j’ai commencée d’ailleurs la nuit dernière avec mes notes de dégustation sur la gamme des vins servies dans les services de repas en première class du Thalys. En Français, j’aurais appelé cette note « mon beau sapin », vous y avez échappé belle….



Pour les germanophones, cela sortira jeudi sur http://weingut-lisson.over-blog.com








par Iris Rutz-Rudel publié dans : à lire, voir ou écouter ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Dimanche 11 décembre 2005

Pour vous faire patienter, pendant que je prépare mon voyage en Allemagne avec une escale à Paris au retour, vendredi prochain, où j'aurais la chance de participer à une dégustation du millésime 2002 du Domaine de la Romanée Conti, je vous ai mis un nouvel album photo. Il montre quelques prises de vue d'Olargues, un des "plus beaux villages de France", avec sa vieille tour et son Pont de Diable, les petites ruelles, ainsi que les vallées du Jaur et de l'Orb, deux petites rivières, qui se rejoignent juste en amont du Moulin de Tarrassac et du Pont en fer du même nom. L'Orb continue sa descente vers la Méditerranée en passant devant la silhouette impressionnante de Roquebrun, le "petit Nice" de l'Hérault.

 

Je vous promet quelques messages de plus, si je trouve un accès à l'Internet en route - et bien sûr, un récit complet de mes rencontres, entre autres avec Aude d'épices et compagnie  - bloggeuse française en exil à Cologne, peut-être JC Rateau, qui présente ses vins au Lafayette Gourmet le 16, et j'espère, plein d'autres.

par Iris Rutz-Rudel publié dans : lisson ajouter un commentaire commentaires (0)   
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