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les knödels

 
 
Les knödels débarquent
sur la blogosphère
Die Knödel erobern
die Blogosphäre

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A l'est du Rhin:
Bretzel & Café Crème  Flo
Cueillir les Étoiles  Laure
Desperate Hausfrau Schatz
Les Joues Roses La Grenouille
Marmite d'un p'tit point Clairechen
Tambouille & Délices Sonia
Tambouille et Gourmandise  Frédée
Tambouille & Pistouille Ellie
Tomaten Quiche Marion
Viaggiodinozze Jeanne
Wie Gott in Deutschland Véronique

A l'ouest du Rhin:
A Moveable Feast  Ulla
Bolli's Kitchen  Katia
Lisson: journal d'une vigneronne Iris
Weingut - Lisson: ein Winzertagebuch Iris


 

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Ce blog va vous donner la possibilité de m'accompagner  tout le longue de l'année dans les travaux  dans ma vigne et à la cave. Cela sera comme une promenade  sur la colline de Lisson avec la découverte de la faune et la flore qui m'entournent - plein d'images et d'impressions. Pour les informations  générales sur notre petit domaine, vous pouvez toujours consulter notre page Web  www.olargues.info  en trois langues (fr, en, de) - mais le blog va me permettre de vous faire participer aux plaisirs et découvertes de notre vie quotidienne - comme pour un bon verre de vin, un repas entre amis, ce plaisir sera doublé dans le partage. Vos commentaires sont donc les bienvenus!
Mercredi 14 mai 2008

Le temps courre, la vigne pousse, la vigneronne - après le petit intermède au bord de la plage vendéenne, a changé le sécateur contre spatule, brosse métallique et  pinceau, pour repeindre sa pièce d'habitation en guise de nettoyage de printemps, avant de reprendre l'ébourgeonnage.

Et comme souvent, quand on veut faire vite fait - bien fait, on se rends compte, que vite n'est rarement bien - et encore plus sur des vieux murs - les premières traces de la maison ne remontent pas pour rien à 1482...

Me voilà donc pas au vert, mais depuis plusieurs jours dans la poussière grise de la vieille chaux, que je gratte des murs, pour pouvoir finalement tout remettre blanc. Mes affaires empilées dans des caisses (de vendange) et rangées en vrac dans l'atelier (et vous connaissez le truc, tous ce qu'on cherche d'urgence est toujours dans la dernière au fond du tas...). Notre matelas dans le camion - heureux, qui peut faire du camping devant sa porte...

   


Après deux échecs carabinés avec une peinture super chère, qui s'écaillait aussitôt l'œuvre terminé et le dos tourné, deux fois des heures à gratter et faire tomber par terre, ce qu'on croyait déjà terminé, nous le prenions avec de l'humour (ou presque) et avons même fait une petite pause de réflexion sur la démarche à suivre, pendant laquelle nous ont pris le temps, de nous régaler des couleurs (sans poussière) autour de la maison, que mettent les rosiers abondamment en fleur à cette saison - et de déguster deux rosés, comme l'exigeait le programme de la dernière winerallye - pendant des Vendredis du Vin en Allemand.


Roses et rosés faisaient bon ménage, comme vous pouvez voir dans l'album photo sur la droite de ce blog. Deux styles bien différents d'habillage trouvaient leur cadre idéal dans les buissons de roses.


Une fois déshabillés, la différence était moins nette, les couleurs se ressemblaient beaucoup, les arômes aussi entre ce vin de pays en habillage branché à capsule à vis de la coopérative de Montpeyroux, Syrah-Grenache et la cuvée du Domaine de la Tour de Penedesses à Gabian (en AOC Coteaux du Languedoc), issu d'une majorité de Cinsault avec quelques pourcentages de Grenache et Mourvèdre. Deux vins assez capiteux avec leurs 13° d'alcool, avec une bonne structure d'acidité, sans arrière goût sucré, mais plus faits pour accompagner un repas que pour être consommés en terrasse.

Après cet interlude haut en couleurs, retour à la corvée grise, pour bientôt revoir la vie en rose...



par Iris Rutz-Rudel publié dans : à boire et à manger ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Mardi 6 mai 2008
Changement de décor, changement d'air, changement tout court était la dévise de ce long week-end du 1er Mai. Pour 4 jours j'ai posé les brodequins pour me promener pieds nues dans le sable de la côte de Saint Jean de Monts - attirée par les Re-Ve-Vins  - Rendevous-Vendéens autour du Vin - organisé avec main de maître par le Philippes team (AOC) sous le patio du Chai Carlina.



Avant de vous livrer mes impressions de ce marathon de la dégustation et des rencontres chaleureux avec des amateurs du vin, qui me dépassent tous de loin en connaissance et perseverance à la tache , je vous invite de m'accompagner sur mes balades le long des plages à la rencontre des petits et grands merveilles -



la mer, les vagues, la calligraphie délicate et merveilleuse des algues sur le sable.... pour une collectionneuse de Strandgut comme moi une joie rennouvellée tous les jours pendant ce court séjour.

Si vous voulez voir toute la collection de mes trouvailles, vous pouvez vous rendre
ici.



Un guide magnifique, pour découvrir la côte vendéenne  est le livre Le Littoral (vue du ciel) de Saint-Jean-de-Monts à Royan, d'Eric Guillemot (photos) et Jean-Louis Guéry (textes), de l'édition Gallimard.


                                   




par Iris Rutz-Rudel publié dans : strandgut ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Lundi 28 avril 2008

Est-ce que vous vous rappelez encore du petit bourgeon du Côt (ou Malbec) du début de ce mois? 

À peine 4 semaines plus tard, il a pris son envole et est devenu un jeune sarment, qui n'a pas seulement déjà déployé ses premières feuilles, mais qui montre aussi les embryons de ses futures raisins

Ici donc un petit diaporama, pour vous illustrer l'évolution:

 

 

 

La variété fait partie des cépages précoces, qui débourrent très tôt (à peut près au même temps que le Pinot Noir chez nous), mais qui arrivent environs deux semaines plus tard à maturité. Nous l'utilisons dans notre cuvée Les Échelles de Lisson, dans laquelle il est assemblé avec les deux variétés de Cabernet, le Merlot et le petit Verdot.

De préférence nous laissons fermenter tous les cépages ensemble - le Côt sert donc comme pied de cuve pour les autres, qui arrivent à mesure de leur maturité: Merlot, Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et à la fin
petit Verdot, qui est le plus tardif de la bande.

Mais d'ici aux vendanges, notre brin de Côt aura encore du chemin à parcourir!

 

par Iris Rutz-Rudel publié dans : dans la vigne ajouter un commentaire commentaires (2)   
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Vendredi 25 avril 2008
Pour cette treizième édition des Vendredis du Vin c'est de nouveau Laurent Baraou, déjà président de la première , qui nous a concocté le sujet: Treize à Table,

voilà ce qu'il en dit:

" Un brin provocateur, ce titre vous conseille de déguster un 13. Un joueur de rugby à treize (on ne dit plus "Jeu à Treize") ? Pourquoi pas ?! Mais surtout un vin qui mentionne un "13" ou un "Treize" sur son étiquette. Après un long débat, nous (moi) avons exclu le 13 d'un code postal s'il ne représente pas les 2 premiers chiffres, donc le département des Bouches du Rhône (Aller l'OM !). De même, le pourcentage d'alcool par volume ne doit pas comporter de virgule, seul le "13%" est accepté !"

Avec sa précision sur les codes postaux, il m'a déjà écarté ma première idée - vous n'allez donc pas tout savoir sur la cuvée India d'Emmanuelle et Laurent Dupéré Barrera, domiciliés en 83130 - il n'accepte pas mon 83 treize  0, le bougre, et pourtant, elle est bien bonne et affiche en plus un 13° tout rond sur l'étiquette...

Donc nouveau plongeon dans la cave, à la pêche du chiffre diabolique. Pas de Lisson de treize ans - les premiers vins mises en vente concernent le 1996, du 1994 n'existaient que 9 bouteilles numérotées, donc pas de 13 et je ne me souviens plus, pourquoi le millésime 1995 n'existe pas dans mon armoire secrète...

 


Je me rabat donc sur un 1993 à 13° et j'ai faillie vous ouvrir mon avant dernière bouteille de Daumas Gassac,  preuve à l'appuie:



Je me rabats donc sur un 1993 à 13° et j'ai failli vous ouvrir mon avant dernière bouteille de Daumas Gassac,  preuve à l'appuie:

Mais est-ce que notre président si exigeant va accepter cela - ou est-ce qu'il va me sortir, que dans mon pays (comme en Belgique, Suisse et en Occitanie) on prononce ce chiffre nonante trois?? (J'ai d'ailleurs mis 10 ans avant d'être capable de faire ce vertigineux calcule de tête, que maitrisent tous les bon Français: 4x20+13, pour arriver à un seul chiffre - pendant ce temps, bonjour les coquilles dans les numéros de téléphone, qu'on me communiquait oralement!)

Dans le doute, je retourne à la cave et scrute les cartons mixtes aux indications parfois énigmatiques style: rouges moyens, très bons rouges, vins étrangères (pas français quoi).

Et ce coup-ci, je tire dans le mille: il y a bel et bien un treize irréfutable, qui va me sauver:




Plus treize que cela, tu meurs! Un Rosso N° 13 (t r e i z e), de douze ans d'âge Italien!


Comme la contre étiquette apprend aux polyglotte, que nous sommes tous, un vin de table de Toscane de 100 % Pinot Noir, élevé 18 mois en barriques et 6 mois en bouteille, avant d'être vendu en Allemagne par son géniteur, Fritz Croissant (j'invente pas ce nom) - issu de l'agriculture biologique, qui plus est.

Fritz Croissant était un des premiers vignerons fin des années 1980 en agriculture biologique en Toscane, à
Vignano. Entre temps, il travaille aussi comme caviste, qui a crée sa marque (le croissant), pour importer des vins d'autres pays Européens en Allemange.

Pour sa gamme des vins de Vignano, il a inventé un système très simple: chaque année, il attribue un numéro à chaque vin, qui indique la cathégorie: cela va de N° 3 - vin rouge léger, à boire jeune - jusqu'au N° 15 - sélection de Sangiovese dense et nuancé, élevage en barriques).

Nous voilà devant un verre du N° 13:


Un brin tuilé, vu l'âge, ce n'est pas étonnant. Des larmes impressionnantes, une odeur épicée, sudiste, qui me rappelle les Lisson. En bouche, malgré les 13,5° beaucoup de fraicheur, de nouveau épices, fruit rouges, bien murs, un brin de chocolat (à l'alcool), le bois presque complètement fondu, direction sous-bois...longueur agréable, qui laisse la bouche fraiche et amènent un soupçon de truffe dans le retro-nasale.

Somme tout: une bonne surprise pour ce treize à table. Je vais me garder le reste de la bouteille pour demain soir, pour contrôler, si l'accord conseillé avec la viande rouge et les fromages affinés tient la promesse.

Nous ne serons pas treize à table - c'est plutôt l'été, que cela arrive, mais nous allons faire le teste à quatre (pas à quatourze:-), comme l'a déjà proposé notre cher Olif ce matin...

Et pour pleinement séduire notre président, je vous envoie cette histoire à  treize heures treize sur la ligne, quand j'aurais déjà de nouveau pris mon bâton de pèlerin pour monter dans la vigne m'occuper de mes moutons.

 




par Iris Rutz-Rudel publié dans : Vendredis du Vin ajouter un commentaire commentaires (4)   
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Dimanche 20 avril 2008

La lie, ce dépôt de levures, de bactéries et de composés organiques floculés et précipités, qui descend avec le froid au cours de l'hiver au fond des nouveaux vins, est ce qui reste dans les barriques, quand nous faisons les premiers soutirages, comme pour nos vins de 2007 samedi dernier.



À l'aide de la canne de soutirage, qui est règlé, pour ne pas prendre ce dépot au fond, nous transvasons en douceur les vins d'une barrique dans une autre. À la fin de l'opération, la barrique presque vide est retournée, l'ouverture de la bonde en bas et la lie avec toujours quelques litres de vin (en moyenne 5 l de perte), coule à flot dans un saut dessous.

Rouge violacé, légèrement fade, dit la définition de la couleur....

Jugez vous-même:




J'adore ces couleurs riches, nuancées, selon qu'il s'agit de Mourvèdre, Cabernet ou Pinot - et selon l'année et la concentration du raisin en anthocyanes. La consistance est crémeuse, épaisse et je garde chaque année quelques bouteilles pour un ami, qui aime utiliser ce fond (garantie sans résidus de pesticides) en cuisine pour la confection de ses sauces.

Comme nous avons choisie pour le beau millésime 2007, d'honorer les vins d'un élevage en
barrique neuve
nous avons, après un rinçage soigneux à l'eau de notre source de la barrique débarrassée de ses dépôts, jusqu'à ce que l'eau coule claire...



...remis chaque vin dans sa barrique d'origine - donc pour moi une deuxième séance de pompage bien musclant.



par Iris Rutz-Rudel publié dans : à la cave ajouter un commentaire commentaires (0)   
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